Le RDV de l’assurance à Casablanca devient une référence au Maroc et en Afrique
"Comment faire face aux risques émergents dans un monde globalisé?", est la thématique autour de laquelle s’articule le troisième rendez-vous de Casablanca de l’assurance, qui se déroule du 13 au 15 avril.
Réchauffement planétaire, cybercriminalité, terrorisme … l’émergence de nouveaux risques accompagnant les diverses mutations technologiques, climatiques ou sociales que connaît le monde, laisse les assureurs en quête de solutions innovantes pour y faire face.
"Notre industrie doit se réinventer", a souligné, d’emblée, Mohamed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine des sociétés d’assurance et de réassurance, lors de l'ouverture du troisième rendez-vous de l’assurance de Casablanca, ce 13 avril.
En effet, ce rendez-vous, qui s'étend jusqu'au 15 avril, se focalise sur la thématique des risques émergents. Réunissant près de 800 inscrits de 30 pays, dont 18 pays africains, le forum, à travers 6 panels et 9 ateliers, veut déterminer les tenants et aboutissants liés à ces nouveaux risques: "De grandes entreprises en ont déjà fait les frais. Face à ces risques émergents, où en sont nos modèles statistiques et actuaires?" s’interroge M. Bensalah.
Le forum veut également mettre la lumière sur les potentialités du secteur de l’assurance au Maroc et dans le reste des pays africains. Au Maroc, le taux de croissance enregistré par le secteur a atteint 7% en 2015 et les primes émises ont dépassé pour la première fois la barre des 30 MMDH, selon M. Bensalah.
Zoom sur l’Afrique
Les organisateurs veulent faire du rendez-vous de Casablanca de l’assurance l’événement de référence pour la communauté des assureurs africains.
L’invité d’honneur de cette troisième édition est la Côte d’ivoire. A cet effet, une convention de partenariat technique, d’échange et de coopération a été signée entre la FMSAR et l’Association des sociétés d’assurance de Côte d’Ivoire.
C'est un pays dont le marché des assurances a enregistré un chiffre d’affaires annuel de 424 millions d’euros, mais où le taux de pénétration ne dépasse pas 1,7%. C’est dire le gisement considérable de croissance que présente le marché ivoirien en particulier et africain en général.
Pour Mehdi Tazi, PDG de Saham Assurances, les primes d’assurances émises en Afrique atteindront les 40 milliards de dollars à l’horizon 2020, portées essentiellement par quatre tendances: la croissance et le rajeunissement du parc automobile, l’extension de l’épargne, grâce à la bancarisation, l’évolution des dépenses en infrastructures et la croissance des capacités allouées par les réassureurs au marché africain.
Ceci dit, M.Tazi estime qu’il faudrait faire face à plusieurs risques de taille, pour capturer tout ce potentiel. Parmi eux, un risque économique lié à la dépendance persistante de certaines économies africaines du marché pétrolier, un risque de change concernant principalement les dévaluations élevées de certaines monnaies et un risque opérationnel, représenté par la rareté de ressources humaines qualifiées et des textes légaux qui demeurent moins sophistiqués.