Les radars fixes seront gérés par le privé
Le département de Abdelaziz Rebbah a lancé une étude pour confier leur exploitation au secteur privé ou dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
La décision concernant le nouveau mode de gestion des radars de contrôle de la vitesse sera prise à l’issue de la publication des résultats d’une étude, initiée par le ministère de l'Equipement, du transport et de la logistique. Elle a pour mission de se pencher sur l’efficience du parc des équipements de contrôle et des systèmes d’information y afférents.
Selon le conseiller en communication du ministre, joint par Médias24, cette étude de faisabilité devra déterminer le meilleur recours pour remédier à la défaillance du système actuel de gestion.
Elle évaluera dans quel cadre devait se faire le mode de financement et de gestion du projet d’exploitation, de maintenance et d’extension du parc des équipements de contrôle de la vitesse et des systèmes d’information.
Ce basculement au privé ou au PPP s’explique par le fait que les ressources humaines en charge des radars sont incapables d’assurer la maintenance des radars et occasionnent un manque à gagner important pour l’Etat.
De plus, même quand les radars fonctionnent correctement, les personnels chargés de traiter et d’envoyer les messages d’infraction ne le font pas dans les temps, ce qui aboutit à la prescription des amendes.
L’externalisation semble d’autant plus nécessaire que le ministère avait prévu d’équiper le territoire national de 1.200 radars fixes en 2017. Pour l’instant, le Maroc dispose d’à peine 150 unités, pas toujours en état de fonctionnement et 417 viennent d’être acquis au prix unitaire de 250.000 DH.