Risques d'inondations après les dernières précipitations
Quels sont les effets des précipitations actuelles sur les cultures printanières et la campagne agricole en général? Y a-t-il des risques d'inondations dans certaines régions du Maroc?
Pour les reliefs et les régions montagneuses au niveau des localités d'Azilal et Khénifra, ceux de la région de Fès-Meknès ou vers le sud au niveau des provinces de Chichaoua, Haouz et Ouarzazate, l'impact des chutes de neige sera bénéfique pour les ressources en eau et les nappes phréatiques, nous déclare Houcine Youaabed, chargé de communication de la météorologie nationale.
"Les risques d'inondations sont toujours présents, mais la première crainte est celle de l'isolement de ces régions, notamment à cause du blocage des routes. Nous travaillons en collaboration avec les autres ministères et départements pour gérer tous les risques météorologiques ', ajoute la même source.
Pour les régions qui connaîtront des averses et des pluies d'un cumul de 30 mm à 60 mm, à savoir les mêmes régions concernées par les chutes de neige, ainsi que les provinces de Taounate et Kelâa des Sraghnas, le risque d'inondations devient élevé, quand le vent dépasse 60km/h. Ce risque demeure toutefois tributaire des infrastructures d'assainissement, de la nature des terrains et des paramètres géographiques dans chaque ville ou localité.
Les averses dans les provinces des plaines et des côtes atlantiques, au nord et au centre, mardi 22 et mercredi 23 mars, seront plus modérées. Le niveau élevé d'urbanisation dans ces régions est un facteur aggravant, en cas d'inondations.
Par ailleurs, les précipitations en ce début de printemps seront essentiellement orageuses et peuvent être accompagnées de chutes de grêle,
nous explique M. Youâabed.
"L'impact est positif sur les cultures printanières"
''L'impact de ces précipitations sur les cultures printanières, majoritairement concentrées au niveau du Gharb, de Fès et de Meknès, est très positif", selon Ahmed Ouayach, le président de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural (Comader).
Il en est de même pour l'arboriculture, "à condition que les averses ne dépassent pas des cumuls pouvant engendrer des excédents importants. Nous craignons également les chutes de grêle, car c'est généralement dans cette période de début de printemps qu'elles accompagnent les averses'', ajoute M. Ouayach.
''Il y a eu des précipitations modérées par moments, dimanche et lundi. Elles sont très bénéfiques pour notre province à dominante rurale et les populations qui vivent essentiellement de l'élevage et du commerce de bétail'' déclare un éleveur de Aïn Béni Mathar (région d'Oujda), membre de l'Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC).
Pour rappel, la Direction de la météorologie nationale avait annoncé dans un bulletin spécial que le Maroc connaîtrait durant la semaine du 21 au 25 mars, de fortes précipitations sous forme de pluies, averses et chutes de neige, dans différentes régions du royaume, avec une baisse significative des températures.