Enseignants stagiaires: médiation du PAM et de l'USFP
Le PAM et l’USFP ont adressé lundi 21 mars un courrier commun au chef du gouvernement Abdelilah Benkirane et aux secrétaires généraux des partis de la coalition gouvernementale, au sujet des enseignants stagiaires. Il s'agit d'une initiative commune qui va connaître des développements au cours des prochains jours.
La lettre des deux partis vise à les sensibiliser sur "la nécessité d'instaurer un dialogue en vue de trouver une solution. Il y va de la stabilité sociale de plusieurs milliers de familles marocaines", peut-on lire dans le communiqué publié sur le site du PAM.
C'est la deuxième initiative prise par le PAM à cet effet. Elle fait suite à la récente réunion de Hakim Benchemach, président de la Chambre des conseillers et Ali Lotfi, secrétaire général de l'Organisation démocratique du travail et membre du bureau politique du même parti, avec la coordination des enseignants stagiaires.
Notons également que lors de la marche nationale des enseignants stagiaires, ayant eu lieu dimanche 20 mars à Casablanca, l'USFP a ouvert son siège régional pour accueillir les enseignants venus de 41 villes du Royaume. Hanane Rihab, membre du bureau politique de l'USFP, a manifesté côte à côte avec les enseignants stagiaires.
La collaboration entre le PAM et l'USFP sur ce dossier, marque les prémices d'une possible alliance entre les deux formations, lors des législatives d'octobre 2016.
Selon nos informations, l'initiative vise à régler un problème qui pose un double problème:
-un aspect social, puisqu'il faut sauver ces enseignants stagiaires du chômage qui les guette.
-préserver l'autorité de l'Etat: dès lors que le gouvernement a pris position, il faut éviter qu'il soit désavoué ou qu'il se sente acculé à reculer.
10.000 enseignants stagiaires sont concernés. L'initiative du PAM et de l'USFP consiste à tenter de renouer les fils du dialogue entre les deux parties. Le gouvernement a proposé de recruter les enseignants qui seront diplômés en deux vagues, juillet (7.000) et décembre ou janvier (3.000). Mais le gouvernement a refusé de signer un engagement écrit.
Auprès des auteurs de l'initiative, on estime que le gouvernement est "évidemment" de bonne foi mais qu'il a mal géré cette crise.