Benkirane: “Ban Ki-moon nous doit du respect”
A l’ouverture du Conseil de gouvernement ce jeudi 17 mars, le chef du gouvernement a consacré son traditionnel mot d’ouverture à la crise entre le Maroc d’un côté et Ban Ki-moon de l’autre.
La réponse de Benkirane a été très mesurée. S’adressant aussi bien aux ministres présents qu’au secrétaire général de l’ONU, il a expliqué que les réactions marocaines ont été naturelles et spontanées et que leur ampleur a surpris tout le monde, y compris les politiques et les membres du gouvernement.
Il a rappelé que M. Ban Ki-moon a montré une partialité certaine et ce, sans attendre d’avoir visité tous les pays de la région.
“Nous avons été surpris par l’enthousiasme général“ qui a été mis à répondre à ces propos, a dit Benkirane qui a salué particulièrement l’allocution de Hamdi Ould Rachid au Parlement, allocution qui avait valu à son auteur une standing ovation.
Les Marocains sont sortis nombreux, ils se sont organisés tous seuls, les routes ont été remplies toute la nuit, personne n’aurait pu les retenir.
Ces démonstrations populaires sont une donnée importante de la question, a dit le chef du gouvernement: le Sahara n’est pas l’affaire de l’élite ou de l’Etat ; elle est l’affaire de tous les Marocains, elle n’est ni négociable ni révisable, le monde doit en prendre compte, c’est une affaire de vie ou de mort.
Ban Ki-moon préside aux destinées d’une institution internationale, qui doit réunir les nations et les peuples et voilà qu’il provoque la colère de tout un peuple. Il doit au moins accepter que ce peuple exprime sa colère, a poursuivi Benkirane. Les Marocains sont un peuple respectable, ancré dans l’histoire. M. Ban Ki-moon nous doit du respect. Nous n’avons aucune hostilité à son égard, mais nous réclamons nos droits, a conclu le chef du gouvernement.