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“Spotlight" et "The revenant”,grands gagnants des Oscars

"Spotlight", saga journalistique sur les prêtres pédophiles, a été sacré meilleur film aux Oscars, ce 28 février. Le western sombre "The revenant" a remporté le prix du meilleur réalisateur et offert à Leonardo DiCaprio sa première statuette.

“Spotlight" et "The revenant”,grands gagnants des Oscars
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Le 29 février 2016 à 10h18 | Modifié 29 février 2016 à 10h18

La saga post-apocalyptique "Mad Max: fury road" est repartie avec une moisson de prix techniques - six statuettes sur dix nominations - d'une cérémonie marquée par la polémique sur l'absence de diversité à Hollywood.

"Spotlight", de Tom McCarthy, était servi par un remarquable ensemble d'acteurs dont Mark Ruffalo, Rachel McAdams ou Michael Keaton. Le réalisateur, primé pour son scénario et les producteurs de ce film haletant ont rendu hommage aux victimes des abus sexuels dans l'Eglise et appelé le Vatican à agir.

Leonardo DiCaprio, l'une des plus grandes stars d'Hollywood, a quant à lui reçu son premier Oscar pour son interprétation d'un trappeur en quête de vengeance dans "The Revenant". L'acteur de 41 ans, qui a décrit ce tournage dans le Grand Nord canadien et la Patagonie comme l'une des plus difficiles expériences de sa carrière, était grand favori.

Pour ce rôle, "Leo" a escaladé des montagnes avec de lourdes fourrures sur le dos, s'est baigné dans des rivières glacées et a dévoré du foie de bison cru.

Il a reçu une ovation au Dolby theatre et a appelé à agir contre le changement climatique, un phénomène "réel" et la "menace la plus pressante pesant sur notre espèce".

Alejandro Iñarritu entre quant à lui dans la légende d'Hollywood: déjà primé l'an dernier pour "Birdman", le Mexicain n'est que le troisième metteur en scène de l'histoire à réussir un tel doublé, après les mythiques  John Ford (1941 et 1942) et Joseph L. Mankiewicz (1950 et 1951). Son complice et compatriote Emmanuel Lubezki est quant à lui le premier directeur de la photographie à enchaîner trois Oscars pour avoir capté la beauté sauvage du Grand Nord canadien et la brutalité du corps-à-corps de DiCaprio avec un grizzli.

Chez les femmes, Brie Larson, bouleversante mère captive dans "Room" (meilleure actrice) et Alicia Vikander, épouse-courage de la pionnière des transgenres Lili Elbe dans "The Danish girl" (meilleur second rôle féminin), sont aussi reparties avec une statuette.

Des Oscars trop blancs

En revanche, le roi des films d'action Sylvester Stallone, qui était donné favori pour sa septième reprise du boxeur qu'il a créé, "Rocky Balboa", a été évincé par le Britannique Mark Rylance, agent russe dans "Le pont des espions".

La virulente polémique sur le manque de diversité à Hollywood a marqué toute la cérémonie, en véritable fil rouge. Pour la deuxième année de suite, les 20 acteurs finalistes aux Oscars étaient blancs.

Le présentateur noir Chris Rock n'a pas mâché ses mots et parsemé toute la cérémonie de sketches évoquant la frustration des Afro-américains, face à leur difficulté à obtenir des rôles à Hollywood. Introduisant "la cérémonie des Oscars, également connue comme les prix des gens blancs", il a plaisanté: "s'ils nominaient les présentateurs, je n'aurais même pas ce travail!".

La présidente de l'Académie qui décerne les Oscars, Cheryl Boone Isaacs, elle-même Afro-américaine, a appelé pendant la cérémonie "à agir" pour plus d'ouverture de la puissante organisation aux femmes et minorités.

Parmi les grands moments d'émotion: l'Oscar de l'Italien Ennio Morricone pour la musique du film de "Quentin Tarantino" (Les huit salopards). Les larmes aux yeux, le compositeur de 87 ans a reçu une ovation.

La chanteuse Lady Gaga entourée de victimes d'abus sexuels sur les campus universitaires a aussi tiré des larmes au parterre de stars réuni au Dolby theatre d'Hollywood.

Parmi les autres faits marquants de la soirée, Disney a empoché un quatrième Oscar d'affilée pour "Vice-versa", son chef d'oeuvre d'animation sur les émotions qui se bousculent dans la tête d'une petite fille.

Le magnifique et crépusculaire "Fils de Saul", un premier film du Hongrois Laszlo Nemes sur les juifs forcés de travailler dans les chambres à gaz, a été sacré meilleur film étranger, doublant le franco-turc "Mustang", qui a triomphé aux Césars vendredi.

(AFP)

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Le 29 février 2016 à 10h18

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