Grève générale mercredi: voici les secteurs paralysés selon les syndicats
Arrêt d’activité dans les collectivités locales ainsi que dans le tramway de Casablanca. Les hôpitaux fonctionneront au ralenti. Les employés de la RAM se limiteront au port du brassard.
Les quatre centrales syndicales que sont l'Union marocaine du travail (UMT), la Confédération démocratique du travail (CDT), la Fédération démocratique du travail (FDT) et l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) sont sur le pied de guerre.
Dès les premières heures du mercredi 24 février, elles pourront confronter leurs prévisions avec la réalité du terrain. «Nous avons un fort sentiment que l’adhésion sera plus importante que celle constatée lors de la grève nationale du 29 octobre 2014», nous déclare, confiant, Abderrahmane El Azzouzi, SG de la FDT. «D’après nos premières remontées d’informations, la campagne de mobilisation a trouvé un écho favorable auprès de la plupart des secteurs approchés», ajoute-t-il.
"La fonction publique fera grève"
La participation des fonctionnaires de l’administration publique est très attendue, notamment à Rabat. «Les fonctionnaires de la Santé, de l’Education nationale, de l’Equipement et du transport, de l’Economie et des finances et enfin de l’Agriculture et de la pêche seront présents en force demain», soutient Mohamed El Handouf, SG de l’Union syndicale des fonctionnaires, affiliée à l’UMT. Présents parmi les grévistes, s'entend.
Dans le secteur de la santé, une permanence sera assurée pour les cas d’urgence.
Il est prévu que les collectivités locales enregistrent le taux le plus important en termes de participation à la grève nationale de ce mercredi. «La mobilisation y a démarré dès les premiers rounds du dialogue social, avec un focus sur la retraite», explique Larbi El Khamri, membre du bureau syndical de la FDT.
Quid du secteur privé?
Pour que la grève réussisse, l’adhésion du transport privé est requise. Les centrales syndicales en sont conscientes. Par contre, dans le cas du transport aérien, jugé sensible, elles ont fait preuve de «pondération».
Lors d’une réunion tenue samedi 20 février, l’UMT a pris la décision d’y limiter la grève au port du brassard, faisant preuve d’un changement de position par rapport à ce qui avait été annoncé quelques jours auparavant.
En ce qui concerne le tramway, il est prévu que l’activité s’arrête au niveau de Casablanca.
A l’heure où nous mettions en ligne, aucune décision formelle n’a été prise au sujet du tramway de Rabat, où l’Union nationale du travail au Maroc est la plus représentée. Ce n’est que mercredi que nous saurons la position de l’UNTM, par ailleurs bras syndical du PJD.
Le petit commerce, "parent pauvre de l’économie"
«Cette grève sera pour les commerçants une occasion de faire entendre leur voix. Ce secteur ne fait pas partie des priorités du gouvernement», souligne une source syndicale.
Les petits commerçants aussi bien que les grossistes sont attendus. RDV mercredi.