Education nationale. Les programmes scolaires pourront différer selon les régions
Les académies intégreront dans leur offre éducative des paramètres qui changeront d'une région à une autre. L'autonomie dont elles jouiront leur permettra de fixer les heures de cours et les contenus de certains programmes scolaires…
La réduction du nombre d'académies régionales du ministère de l'Education nationale, qui passent de 16 à 12 académies, selon le nouveau découpage territorial, s'accompagne d'un renforcement de la gouvernance. «Ce travail est l'aboutissement de plusieurs mois de réflexion et de rencontres avec les différents acteurs concernés, depuis le mois d'avril 2015», a souligné Rachid Benmokhtar, lors d’un point de presse organisé ce lundi 22 février.
Concrètement, la nouvelle configuration entraînera un nouveau mode de gestion du domaine éducatif, en prenant en compte les différentes spécificités régionales. Ainsi, "les académies intégreront dans leur offre éducatives des paramètres différents d'une région à une autre. Elles jouiront d'une autonomie leur permettant de fixer les heures de cours, les contenus de certains programmes scolaires, l'environnement de la région, d'une manière plus adaptée aux spécificités sociales des régions concernées", promet Rachid Benmokhtar.
"La réorganisation des académies et des délégations régionales s'accompagnera de mesures qui impacteront les volets juridique, structurel et budgétaire", annonce le ministre dans son discours introductif.
Un programme de formation sera destiné aux cadres des académies, afin qu'ils soient en mesure de concrétiser les 32 projets prévus dans le cadre de la vision stratégique 2015-2030, ajoute Benmokhtar.
A ce propos, Abdelali El Akraba, directeur des affaires juridiques au ministère, a annoncé que le ministère de l'Education nationale a finalisé la mise en marche effective des académies régionales le 8 février dernier.
Ainsi, le nombre de divisions au niveau national a augmenté de 54%. Quant au nombre de services, ils sont portés à 804 au niveau national, soit une augmentation de 68%.
Cette réorganisation entraînera naturellement une augmentation du nombre de postes budgétaires dans le département de l'Education nationale. Toutefois, "ces organismes contribueront à améliorer l'efficacité et le rendement du système éducatif, ce qui permettra d'atteindre une efficience de la dépense", estime le ministre.