Memorandum en faveur de la liberté de conscience au Maroc
L'association Bayt Al Hikma présentera, ce jeudi à Casablanca, un memorandum en faveur de la liberté de conscience. Ce document couronne une série de rencontres organisées dans trois villes du Royaume: Casablanca, Rabat et Al Hoceima.
En présence de nombreux penseurs et intellectuels, dont le prédicateur Abou Hafs, le militant amazigh Ahmed Assid, l'historien tunisien Abdellatif Hannachi et d'autres, les tables rondes de Bayt al hikma, couvertes médiatiquement par Médias 24, ont fait le tour de la question de la liberté de conscience, en prenant en compte des aspects liés à la liberté, à la morale et à la religion.
Le public, présent en masse lors de ces différentes rencontres, n'a pas été avare en interventions. Les différents points de vue des intervenants seront pris en compte dans l'élaboration du memorandum, nous avait confié Fettah Bennani, président de l'association Bayt al hikma.
Le memorandum qui sera présenté ce jeudi 18 février sera remis au ministre de la Justice, ainsi qu'à l'ensemble des groupes parlementaires, afin que la question de la liberté de conscience s'invite dans le débat public.
Il est à noter que la Constitution marocaine garantit dans son article 25 les "libertés de pensée, d'opinion et d'expression sous toutes ses formes."
Pour rappel, le Maroc avait adopté sans réserve une résolution sur la liberté de pensée, de conscience et de religion ou de conviction, lors de la 25e session du Conseil des droits de l'homme à Genève.
Parallèlement, la législation marocaine continue à porter atteinte à la liberté de conscience. A titre d'exemple, le code pénal condamne, dans son article 220, "quiconque emploie des moyens de séduction dans le but d'ébranler la foi d'un musulman ou de le convertir à une autre religion", à une peine d'emprisonnement allant de 6 mois à 3 ans de prison.