Indice de la compétitivité énergétique: le Maroc 122e sur 146 pays
Dans sa quatrième édition, le Choiseul Energy Index 2016 octroie au Maroc la 122e position sur 146 pays. Avec un score de 33,3/100, le Maroc affiche une régression par rapport à 2014, où il occupait la 117e place.
Cet indice, élaboré par le think tank indépendant Choiseul, en partenariat avec le cabinet d’audit et de conseil KPMG France, est «une étude indépendante, qui mesure et analyse la compétitivité et la performance des politiques énergétiques des Etats». En outre, le Choiseul Energy Index se veut un outil d’aide et de décision, destiné aux acteurs publics et privés du secteur de l’énergie.
Ainsi, le Choiseul Energy Index hiérarchise 146 pays selon trois grands critères: la qualité du bouquet énergétique; la qualité, la disponibilité et l’accès à l’électricité; ainsi que l’empreinte environnementale.
Il est établi à partir de données officielles, issues d’organismes internationaux comme la Banque mondiale, l’OCDE, ou l’Agence internationale de l’Energie.
Par ailleurs, l’indice répartit les pays selon 5 catégories: Les plus performants, les performants, les intermédiaires, les déficients et les défaillants. Le score du Maroc (33,3) lui confère une place dans la catégorie des pays déficients en énergie.
C’est surtout le critère «Qualité du bouquet énergétique» qui fait trébucher le Maroc. Avec un score de 10/100, il est classé 136e (en 2014, il était classé 132e). Cet indicateur se base sur le taux d’indépendance énergétique du pays, plus spécialement le taux d’indépendance à l’égard du pétrole. Il prend également en compte la part du pétrole dans le mix énergétique, ainsi que la part des énergies renouvelables dans la génération électrique.
Sur le critère «Qualité, disponibilité et accès à l’électricité», le Maroc obtient un score de 25,7, lui octroyant la 82e position. Ce critère se base, entre autres, sur le taux d’accès à l’électricité ou la consommation d’électricité par habitant.
C’est plutôt sur le critère «Empreinte environnementale» que le Maroc affiche sa meilleure performance, bien qu’assez moyenne. Il obtient la 74e position, avec un score de 70. Les indicateurs utilisés dans ce critère englobent, entre autres, les émissions de CO2 par habitant ou l’intensité énergétique.
Le Choiseul Energy Index demeure dominé par les pays d’Europe du Nord, qui bénéficient d’un bouquet énergétique varié, marqué par une utilisation de plus en plus importante des énergies non carbonées. Ainsi, la Norvège garde sa place en tête du classement. Le pays est suivi de près par la Suède et par l’Islande.
Par ailleurs, la majorité des pays africains figurent en bas du classement, dans la catégorie des pays déficients ou des pays défaillants. Ceci dit, deux pays du continent ressortent parmi les pays performants en matière énergétique: l’Algérie (32e) et l’Angola (46e), grâce à leurs ressources pétrolières.
L’indice considère qu’un Etat compétitif est «celui qui, par ses choix et politiques énergétiques, offre un mix énergétique équilibré, propose une électricité disponible et accessible, tout en maîtrisant l’impact de ses choix sur son environnement».
Le Choiseul Energy Index est un indice à garder en perspective, notamment pour mesurer les avancées réalisées par le Maroc en matière énergétique, à travers la stratégie nationale visant la promotion des énergies renouvelables dans le mix énergétique du pays et une indépendance (même partielle) à l’égard du pétrole.