Augmentation de 50% du prix des œufs. Voici pourquoi.
Le prix de l’œuf a noté une forte augmentation pour se fixer jusqu’à 1,50 DH. Le virus H9N2, variante légère de la grippe aviaire, en est le responsable.
Vous l’avez certainement remarqué, le prix des œufs a fortement augmenté ces dernières semaines. Alors que le prix de l’unité se situait à environ 1 DH, il arrive à atteindre depuis le 15 janvier 1,50 DH, soit un bond de 50%!
Une augmentation due à la propagation du virus H9N2 selon Abdellatif Zaim, président de l’Association nationale des producteurs d’œufs (ANPO), contacté par Al Majalla 24: «cette augmentation du prix est la conséquence de la propagation du virus H9N2 depuis le 15 janvier. Cette grippe aviaire a fait baisser la production».
Moins d’œufs et donc une augmentation des prix. Selon le président de l’ANPO, la grippe aviaire H9N2 rend les poules moins pondeuses:
«A cause de cette grippe, les poules n’arrivent plus à produire des œufs de la même quantité et à la même vitesse qu’avant. La baisse de la productivité atteint 50% et il arrive même que des poules ne pondent plus.», explique M. Zaim.
Pas de panique pour autant. Les prix commencent déjà à s’adoucir. «Ce mardi 15 février, le prix unitaire de l’œuf était de 1,50 DH. Le lendmain, mercredi 16 février, le prix est retombé à 1,05 DH».
Ce prix est amené à descendre plus bas grâce à la vaccination. L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Onssa) a eu l’autorisation le 8 février d’importer le vaccin contre le H9N2. Toutefois, selon le président de l’ANPO, cette mesure reste insuffisante:
«Il faut que les éleveurs bénéficient gratuitement du vaccin, au moins pour les premières vaccinations et que le gouvernement participe à ce coût. Sinon, il sera difficile de ramener les œufs au prix normal du marché».
Selon l’article 5 de la loi 49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et de la commercialisation des produits avicoles, «les frais afférents aux prélèvements, analyse et toutes investigations sanitaires sont à la charge du demandeur de l’adhésion au contrôle sanitaire et hygiénique».
Le vaccin sera disponible au Maroc dans «une semaine à dix jours», nous affirme M. Chawki Jirari, directeur de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa).
Le prix du poulet reste stable
Selon le directeur de la Fisa, ce type de grippe aviaire, heureusement, ne provoque pas la mort du poulet. Le virus peut affaiblir le poulet mais ne provoquera en aucun cas sa mort. D’où une stagnation de la production et donc du prix du poulet. «Le prix du poulet reste normal. Il se situe entre 11 et 12 DH/kg au marché de Casablanca», nous a-t-il déclaré.
Quant au danger de la consommation du poulet touché par ce virus, que les Marocains se rassurent. Cette grippe aviaire ne se transmet pas à l’homme par contact de poulets infectés et n’a aucune incidence sur la consommation, selon les mêmes sources.