Premières consultations politiques au sujet des législatives
Les huit plus grands partis se sont retrouvés ce mardi 16 février à Rabat autour de Abdelilah Benkirane, Mohamed Hassad et Mustapha Ramid pour les premiers échanges autour de l’organisation des législatives du 7 octobre.
Cela a été surtout une réunion d’échanges préliminaires, qui sont restés au stade des généralités et des premières concertations, nous a confié Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS.
Les propositions ou demandes concrètes seront présentées au cours d’une réunion prochaine. Là, il est probable que des propositions de modification des actuels textes relatifs aux élections seront proposées.
Les huit partis étaient représentés par leurs chefs, sauf le RNI représenté par Mohamed Abbou (Mezouar se trouvant en mission au Caire) et le PJD, représenté par Slimane Lamrani.
Parmi les questions qui peuvent se poser, figure la question du seuil de voix utlisé dans le décompte final du nombre de sièges. Le seuil actuel est de 6%. Des voix partisanes s’élèvent ici et là pour demander que ce seuil soit relevé ou abaissé, chacun selon son intérêt. Un seuil bas est propice à la représentation des petits partis. Un seuil élevé est favorable aux grands partis.
Le premier parti à avoir présenté officiellement sa vision sur la question a été l’USFP, qui a transmis un memorandum au gouvernement, au ministère de l’Intérieur et aux autres partis.
L’USFP proposait la constitution d’une commission nationale, pour accompagner le gouvernement dans la supervision des élections, depuis la mise à jour des listes électorales jusqu’à la proclamation définitive des résultats.
L’USFP suggère un renouvellement total des listes électorales, en se basant sur la carte nationale, ainsi qu’une révision du découpage électoral. Le memorandum soulève également les questions des fraudes et de l’instrumentalisation de la religion dans les élections.
Au cours de la réunion de mardi, Nabil Benabdellah a proposé quatre points au débat:
-comment élargir la participation;
-élever l’implication dans le processus électoral;
-prémunir les élections contre les fraudes et l’argent;
-rationaliser le paysage politique marocain, de manière à préserver le pluralisme et la représentation des femmes.