Forte activité sismique au Maroc: faut-il s'inquiéter?
La terre n’a pas arrêté de trembler à Al Hoceima en janvier. Le Maroc et les pays limitrophes ont localisé 864 répliques. Voici les détails.
Depuis le séisme du 25 janvier, d’une magnitude de 6,3 degrés sur l'échelle de Richter, enregistré au large de la ville d’Al Hoceima, l’activité sismique inquiète les Marocains, spécialement les habitants de cette ville.
Après cette secousse principale, les stations sismologiques du Maroc et des pays limitrophes ont enregistré plusieurs centaines de répliques, dont 864 ont été localisées entre le 25 et le 31 janvier 2016. Cette activité a été surtout concentrée dans la mer d’Alboran, à une quarantaine de kilomètres au nord-est d’Al Hoceima.

Selon le sismologue Tajjeddine Cherkaoui, contacté par Médias 24, cette activité sismique a été observée depuis le mois de mai 2015. "Nous avons observé depuis le mois de mai une activité sismique en mer d’Alboran, au nord et au nord-ouest de Ras Tarf, avec 171 secousses prémonitoires. Les magnitudes des séismes sont restées faibles, généralement inférieures à 3,5 et pas ressenties par la population. A partir de janvier dernier, nous avons constaté que la sismicité a commencé à immigrer vers l’ouest et le nord-ouest".

C’est exactement lors du 21 janvier que la première violente secousse de magnitude 5.0 a été enregistrée et légèrement ressentie par la population, à Al Hoceima, Nador et Melilia. Depuis, l’activité sismique est devenue plus importante pendant les quatre jours suivants, jusqu’à la secousse principale du 25 janvier à 04h22, avec une forte intensité ressentie au sol.
"Le séisme du 25 janvier a été largement ressenti sur toute la côte méditerranéenne du Maroc, jusqu’à Oran en Algérie et dans le sud de l’Espagne. Plusieurs répliques assez intenses ont suivi le choc principal", nous explique M. Cherkaoui.

Après le séisme principal, plusieurs centaines de répliques ont été enregistrées, avec des magnitudes plus ou moins fortes, dont quatre de magnitudes inférieures ou égales à 5.0 degrés sur l'échelle de Richter.
Plus le temps passe et plus l’activité sismique perd de son intensité et de son énergie. Depuis le 25 janvier, l’activité sismique est distribuée sur une surface rectangulaire d’une superficie de 1.200 km².
"La région a libéré une quantité d’énergie considérable. Il est très peu probable d’avoir une un fort séisme lors des prochains jours et mois. Mais tout reste possible", conclut le sismologue.
