Enseignants stagiaires: Situation floue et semaine décisive
Les enseignants stagiaires ne reprennent par les cours ce lundi 8 février, malgré les injonctions du gouvernement. Ce dernier n’osera pas décréter une année blanche, sans avoir mené d’ultimes tentatives de dialogue cette semaine.
Dans un domaine politique (car l’affaire a pris une dimension politique), il y a les déclarations et les actes.
Voyons les déclarations:
-Jeudi 28 janvier, le gouvernement fixe un ultimatum aux concernés: s’ils ne reprennent pas les cours après les vacances, c’est-à-dire ce lundi 8 février, il sera impossible d’assurer une formation complète et crédible. En d’autres termes, le gouvernement décrètera une année blanche.
-Ce dimanche 7 février, s’exprimant devant les cadres PJD de la région Casablanca-Settat, Abdelilah Benkirane a réaffirmé l’engagement du gouvernement de recruter toute la promotion de cette année. Il a affirmé que c’est “un engagement du gouvernement et de l’Etat“.
Il s’agit là du dernier point de discorde: les enseignants stagiaires veulent que cet engagement soit assis sur des garanties. Ce que le gouvernement a refusé, en tous cas lors de la dernière réunion tenue jeudi 4 février.
-Les enseignants stagiaires : joints par Médias 24 jeudi 4 février et dimanche 7 février, des représentants des enseignants stagiaires nous ont annoncé le maintien du boycott des cours, ainsi que leur refus de discuter avec le ministère de l’Intérieur. Ils disent exiger une rencontre officielle avec le gouvernement et des engagements clairs, précis, avec des garanties.
Si les cours ne reprennent pas, le gouvernement est censé décréter une année blanche. Bien sûr, il ne le fera pas. Il va encore se donner quelques jours pour essayer de renouer le dialogue.