Enseignants stagiaires: retour à la case départ
La réunion de jeudi après-midi s’est terminée dans la soirée et a abouti à une impasse. Si dans les deux jours, un accord n’est pas trouvé, la situation va s’envenimer.
Deux participants à la réunion, joints au téléphone par Médias24, ne cachaient pas leur déception. “Le gouvernement a durci sa position“, accuse l’un de nos interlocuteurs.
Le second est plus offensif. Pour lui, le gouvernement fait un usage politique de la situation, pour montrer qu’il est capable d’être inflexible.
En cette année électorale, tout est possible. Sortons donc des interprétations et voyons les faits.
Les négociations de dernière minute ont buté sur deux points :
-le gouvernement refuse la remise en cause des deux décrets ;
-il dit accepter de recruter les 10.000 enseignants stagiaires concernés, mais refuse de donner des garanties. Autrement dit, il se contente de promesses orales et lorsque les concernés ont demandé des garanties, ils n’ont rien obtenu.
Sur le premier point, la position du gouvernement est cohérente, légitime et compréhensible. Sur le second point, elle est au contraire étonnante. Selon l’un des participants, il aurait suffi d’une concession sur ce second point pour que la situation soit débloquée.
Selon nos sources, les enseignants stagiaires sont affectés par ce qu’ils appellent une volte-face et se disent déterminés à mener une escalade.
Dimanche, le point de non-retour sera atteint.
Soit les enseignants stagiaires ne cèdent pas et décident de boycotter la rentrée prévue le lendemain et dans ce cas, le gouvernement sera au pied du mur. S’il décrète une année blanche comme il a promis de le faire, il aura une grande partie de l’opinion contre lui. Et s’il ne le fait pas, il va se désavouer.
Quant aux enseignants, ils sont allés trop loin pour céder à la dernière minute sans rien obtenir de concret.