Les enseignants-stagiaires répondent au gouvernement ce lundi après-midi
Après le succès de la marche de dimanche, les enseignants-stagiaires sont réunis ce lundi à Rabat pour répondre aux propositions du gouvernement.
"Nous étions au moins 20.000 manifestants dans les rues de Rabat hier dimanche", indique à Médias 24 Bilal Yousfi, un des animateurs de la coordination nationale des enseignants-stagiaires. "Certains collègues avancent le chiffre de 30.000, mais nous en saurons plus au terme de notre réunion de ce lundi."
Selon M. Yousfi, "les forces de sécurité ont empêché des dizaines d’enseignants-stagiaires de Fès, Taza, Oujda, Agadir, Essaouira, Safi et Marrakech de monter à bord des autocars et des trains pour se rendre à la manifestation de dimanche à Rabat". "Les droits de nos collègues et concitoyens ont clairement été violés", souligne-t-il.
Interdite dans un premier temps, la manifestation avait pourtant été tolérée après la tenue d’une réunion samedi à Rabat entre les représentants des enseignants-stagiaires et le wali de Rabat Abdelouafi Laftit, représentant le gouvernement.
"Annuler les deux décrets"
Au sujet des critiques qui ont suivi le déroulement de la manifestation avec des slogans politiques, M. Yousfi insiste pour affirmer que "la marche était ouverte avec pour unique objectif l’annulation des deux décrets du gouvernement sur les bourses et l’embauche des futurs enseignants". Il s’agit des décrets 2.15.5882 concernant les embauches et 2.15.5889 pour les bourses.
Samedi, le wali Laftit a présenté les propositions du gouvernement qui consistaient en deux points principaux:
1. Le maintien de la division par deux de la bourse d’études qui passe de 2.545 DH par mois à 1.200 DH;
2. La promesse d’embauche des 10.000 enseignants par concours en deux vagues, la première en août 2016, la seconde quatre mois plus tard.
La réponse de la coordination aux propositions de M. Laftit a été de convoquer la réunion de ce lundi 25 janvier à Rabat pour déterminer les prochaines étapes du mouvement.
Selon M. Yousfi, "plus de 9.800 enseignants-stagiaires répartis sur 41 centres sont concernés par ce mouvement. Notre objectif est l’annulation des deux décrets pris par le gouvernement".
Depuis un mois, des manifestations sont organisées de manière régulière dans plusieurs villes du pays. A Casablanca et Inezgane début janvier, les manifestations ont été durement réprimées par les forces de l’ordre, ce qui a soulevé de vives protestations au sein des forces politiques et de la société civile.