Sarkozy: “La France a toujours soutenu la marocanité du Sahara“
C’est au centre de conférences de l’Emirates Center for Strategic Studies and Research (ECSSR) à Abou Dhabi que l’ancien président Nicolas Sarkozy est intervenu le 13 janvier devant une nombreuse assistance. Maroc, Algérie et Sahara étaient au menu.
Interrogé sur la situation au Maghreb, “une région qui souffre de la présence d’Al Qaïda et de Daech“, Nicolas Sarkozy a tout d’abord répondu que sa conviction était que “la priorité de la politique de la France doit être tournée vers la Méditerranée“.
“Chaque fois que nous avons tourné le dos à la Méditerranée, nous avons cru tourner le dos à notre passé. En fait, nous avons tourné le dos à notre avenir“. (Ci-dessous, à partir de 1H10).
“Chaque fois que nous avons tourné le dos à la Méditerranée nous avons cru tourner le dos à notre passé ; en fait nous avons tourné le dos à notre avenir“.
Sur le Sahara, Sarkozy a rappelé avec force que “la position de la France a toujours été de soutenir la marocanité du Sahara occidental. J’ai été moi-même à Laâyoune pour la première fois en 1991“.
“On aura du mal à me convaincre de la nécessité d’une république saharaouie dans une région du monde minée par le terrorisme au Sahel, au Niger et au Mali“, a-t-il poursuivi.
“Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un souverain comme le Roi du Maroc“, a poursuivi l’ancien président français, qui a loué les changements constitutionnels de juillet 2011 au Maroc et le choix de Abdelilah Benkirane comme Premier ministre en novembre de la même année.
“La position de la France a toujours été de soutenir la marocanité du Sahara occidental“.
Sur l’Algérie, Sarkozy a parlé “d’un pays si riche de ses potentialités et de sa population extraordinaire“.
Parlant de la Tunisie et faisant allusion au processus démocratique et au terrorisme qui a violemment touché le pays en 2015, Sarkozy, solennel, a affirmé: “Ce sont nos frères qui sont de l’autre côté de la Méditerranée et il faut les aider; leur succès sera notre paix, leur échec sera notre drame“ avant de continuer sur le défi que représentent pour l’Europe les migrants en provenance de Syrie et des camps de Turquie, du Liban et de Jordanie.
Au début de sa conférence, l’ancien président français (2007-2012) et candidat à la candidature pour l’élection présidentielle française de 2017 a rappelé que sous son mandat Paris et Abou Dhabi ont mené à bien la construction d’une base militaire dans le Golfe, la création d’un campus de l’université de la Sorbonne et d’une annexe du musée du Louvre.