Les violences contre les enseignants stagiaires suscitent la réprobation, Hammouchi ouvre une enquête
Les interventions policières jeudi contre les enseignants stagiaires ont été parfois violentes, comme on le voit sur les nombreuses images captées par les médias.
La brutalité de ces interventions, ainsi que leur violence, ont suscité un élan de sympathie au profit des manifestants qui organisaient concomitamment des manifestations dans plusieurs villes. Elle légitime donc, a posteriori, leur mouvement.
La classe politique est unanime à condamner ces brutalités. A l’ouverture du Conseil National du PJD, ce samedi matin, Saâdeddine Othmani a exprimé sa désapprobation pour les méthodes policières. Mais lui succédant, Abdelilah Benkirane a certes réitéré la condamnation, tout en nuançant les propos. Il a déclaré qu’il ne faut jamais condamner d’une manière mécanique la police, car ses éléments selon lui réalisent la tâche très ingrate d’assurer la sécurité du royaume.
Selon des sources sûres de haut niveau à Rabat, le mouvement, comme plusieurs autres avant lui, est récupéré et instrumentalisé par Al-adl wal ihsane. Cette mouvance islamiste non autorisée, est très présente dans les universités et essaie de récupérer tous les mouvements de protestation sociale.
Elle propose systématiquement une aide organisationnelle et logistique à tous les mouvements sociaux, pour se donner une légitimité.
Selon notre source, Abdellatif Hamouchi, patron de la DGST et de la DGSN, a demandé une enquête interne sur tous les cas de violences constatés et annoncé qu'il suivrait personnellement l'avancement de l'enquête. Si des manquements sont constatés, il y aura des sanctions, ajoute notre source.