Tanger: Sept interpellations dans une double opération de la BCIJ et de la PJ
Des équipes mixtes de la BCIJ de Salé et de la PJ de Tanger ont mené le 21 décembre, tôt dans la matinée, deux opérations à Bendibane et dans la médina.
Selon des sources sécuritaires de Tanger, deux des personnes interpellés ont été transférées à Salé et les cinq autres ont été remises en liberté, mais elles restent à la disposition de la police judiciaire (PJ) pour les besoins de l’enquête.
A Bendibane (Béni Makada), l’homme interpellé et transféré à Salé, était connu pour ses sympathies pour Da'ech. Il tenait un commerce ambulant d’herbes et de plantes aromatiques et médicinales à Casa Barata.
Les services de la police de Tanger ont pu confirmer à Médias 24 que les liens entre trafic de drogue et financement des activités terroristes deviennent de plus en plus prégnants. "Cela devient de plus en plus envoi de résine de cannabis vers la Belgique ou l’Espagne contre envoi d’armes", indique un responsable sécuritaire de Tanger.
Au cours de ce dernier mois, au moins deux opérations d’envergure ont eu lieu à Tanger avec des ramifications à Al Hoceima et à Nador. Dans les deux cas, trafics de drogue, intégrisme et transferts d’armes faisaient ménage ensemble.
Brigades canines, artificiers et anciens combattants
Pour cette fin d’année à Tanger, Médias 24 a pu apprendre que la préfecture de police renforce très sensiblement ses moyens. "Des brigades en tenue patrouilleront et auront pouvoir de contrôler des lieux publics. Il y aura également des brigades civiles", indique notre source.
Les mesures de sécurité à Tanger pour cette fin de mois de décembre comprennent le déploiement de brigades canines spécialisées dans les explosifs. Médias 24 a pu apprendre que des agents spécialisés en explosifs seront affectés à Tanger dès cette semaine. Les attentats de Paris du 13 novembre dernier restent dans toutes les mémoires.
Dans l’une des affaires traitées par la PJ de Tanger début décembre, figurent des présumés terroristes, qui attendaient la livraison d’armes de Belgique et l’arrivée, de Syrie, d’un artificier lié à Da'ech.
Enfin, Médias 24 a pu apprendre que les services de sécurité marocains sont très conscients et sensibilisés au danger que représentent les anciens jihadistes marocains de retour de Syrie et d’Irak. "La recrudescence des bombardements de la coalition anti-Da'ech au Levant provoque la fuite de beaucoup de jihadistes hors de Syrie, indique notre interlocuteur. Certains sont revenus et nous les surveillons".