Miloudi Moukharik: “Le gouvernement se trompe lourdement s'il pense nous user”
A la veille de la réunion du front syndical sur les mesures à prendre contre la réforme des retraites, le secrétaire général de l’UMT nous fait part de la détermination des syndicats à bloquer cette réforme.
«Demain, nous allons délibérer pour tracer un plan de lutte contre la réforme des retraites du gouvernement, car tant que ce dernier ignorera nos revendications, nous continuerons à résister".
Déterminé, Miloudi Moukharik ne sait pas encore si la réunion du front UMT-CDT-FDT-UGTM aboutira dès ce mardi à l’annonce d’un calendrier d’une ou de plusieurs grèves générales à venir.
"J’attends que nous nous concertions pour me prononcer sur la teneur de notre plan d’action syndicale. A l’issue de la réunion, nous prendrons plusieurs initiatives, mais je ne sais pas si elles seront annoncées demain [mardi], car nous sommes à la veille du Mawlid et nous ne sommes pas pressés".
Selon Moukharik, la détermination syndicale s’explique par l’absence de retour du gouvernement, malgré le «succès» de la récente grève générale du secteur privé et des collectivités locales.
«Nous ne nous contenterons pas de simples rencontres avec des ministres, nous voulons de vraies négociations pour obtenir satisfaction sur les points d’achoppement».
Notre interlocuteur poursuit que la future grève générale, du public et du privé, a pour ambition de multiplier la pression sur un gouvernement "sourd et aveugle".
A la question de savoir si cette multiplication de grèves n’essouffle pas la mobilisation syndicale, le secrétaire général de l’UMT assure que la dernière grève générale du 29/10/2014 a été un succès en paralysant les banques, les établissements publics, les ports, le tramway, la CNSS, l’ONCF …
«Malgré notre pouvoir de paralysie, nous avons épargné les secteurs sensibles,en garantissant un service minimum (météorologie, urgences médicales…). Notre mouvement ne s’essoufflera pas, car la grève est le derniers recours pour détromper le gouvernement, qui pense nous avoir à l’usure».