Un an après sa mort, l'hommage à Abdallah Baha
Le PJD ainsi que d'autres familles politiques et des personnes de tous bords ont rendu hommage à Abdallah Baha, décédé à l’âge de 60 ans le 7 décembre 2014 dans un accident ferroviaire dans la région de Bouznika.
Il y a un an, le décès de Abdallah Baha, ministre d’Etat, suite à un incident tragique, avait secoué le monde politique et l'opinion publique: le défunt était descendu de sa voiture pour examiner l’endroit où était décédé, quelques semaines avant, le 9 novembre 2014 exactement, dans des circonstances accidentelles, le député Ahmed Zaidi. Au moment où il traversait la voie ferrée, il a été fauché par un train et est mort sur le coup.
Le ministre d’Etat et compagnon de route de Abdelilah Benkirane s’est ainsi éteint. Un drame et une grande perte pour le Maroc et pour l’ensemble des membres du PJD, toujours très attristés le 7 décembre 2015, un an après l’incident tragique.
Pour commémorer la disparition du défunt, le PJD a préféré rendre hommage à Abdallah Baha en toute discrétion: les membres du parti de la lampe se sont recueillis sur la tombe du défunt, emmenés par le secrétaire général, Abdelilah Benkirane, premier à rendre hommage à son frère siamois, visiblement très ému:
"Je ne m’attendais pas à ce que l’on soit séparés aussi rapidement, mais le commandement appartient à Dieu. Depuis sa mort, la vie matérielle ne me dit presque plus rien", a lâché Benkirane, encore très marqué par l’accident.
De 38 années d’amitié, le Chef de gouvernement ne garde pas un seul mauvais souvenir avec Abdallah Baha. "C’était un homme discret et honnête. Dans ma vie, je ne me souviens pas d’une seule fois où il s’était trompé dans ses propos. En un mot, il vivait avec nous, mais il avait les yeux rivés sur l’au-delà, et pas autre chose, croyez-moi."
Le numéro 1 du PJD va jusqu’à dire qu’il le voit au paradis. "Je lui disais en rigolant, même si, avec le recul, je sens que j’étais honnête, que j'étais certain qu’il irait au paradis. Personne ne connaît son destin, mais rien que la façon dont il est mort est un signe de pardon et de miséricorde."
Les hommages affluent. Même émotion du côté de Aziz Rabbah, ministre de l’Equipement et du transport: "Abdallah était et est encore une vraie école politique et intellectuelle. Il ne parlait pas beaucoup, mais quand il le faisait, il donnait un résumé d’expérience, de sagesse ou d’orientation. Il nous a quittés corporellement, mais intellectuellement et méthodologiquement, il est toujours parmi nous."
Le ministre délégué chargé des Transports dans le gouvernement, Najib Boulif, n’a pas manqué lui aussi de rendre hommage au défunt. "Il était porteur d’espoir et d’avenir. Il parlait rarement et travaillait dur pour la consolidation des institutions et des principes".
Pour Abdelaziz Aftati, député parlementaire du PJD, Abdallah Baha était un véritable homme d’Etat et une vraie tête pensante: "Il manque à la vie politique, à la société, à tout le pays. Il avait des qualités qu’on trouve rarement chez les ministres d’Etat. Tous ceux avec qui il a travaillé ont observé chez lui une capacité de creuser, et d’aller au fond des choses. C’était également un homme d’une simplicité rare."