Le contrat de Gulfsands petroleum pour le Gharb ne sera pas prolongé
L’Onhym évoque "le non-respect des engagements" de la société pétrolière. Gulfsands mais ne pourra pas poursuivre, malgré ses indices.
Bien qu’une prorogation exceptionnelle de 16 mois lui ait déjà été accordée pour pouvoir répondre intégralement à ses engagements, les réalisations prévues n’ont pas été exécutées, selon l’Onhym.
Au terme de cette période supplémentaire, seulement 6 forages sur les 9 initialement prévus ont été réalisés.
Contacté par Médias24, l’Onhym déclare avoir alerté Gulfsands en août 2015, soit 3 mois avant la fin de la période de prorogation, sur l’urgence d’exécuter les 3 derniers puits avant le 09/11/2015.
Il déclare aussi l’avoir prévenu qu’en cas de non-réalisation, l’office serait dans l’obligation de faire appel aux dispositions contractuelles relatives au non-respect de ses engagements. Selon la même source, suite à ce courrier, Gulfsands avait reconnu ses difficultés financières et a informé que les recommandations de son Conseil d’administration sont de trouver un repreneur potentiel de ses actifs Gharb au Maroc.
Pour sa part, Gulfsands a jugé la décision de non-reconduction "injuste et pénalisante", selon un communiqué qu’ils ont rendu public en début de semaine. D’un côté, elle ne lui permet pas de poursuivre et d’apprécier les découvertes de gaz qu’elle a réalisées en 2014 et 2015. De l’autre côté, en plus des pénalités qui lui sont exigées par l’Onhym, la compagnie perd également la caution "garantie de performance" de 1 million de dollars déposée en début de contrat.
Gulfsands déplore également que les actifs spécifiques à l’exploration dans le cadre de ce contrat, évalués à 29,3 millions de dollars, aient déjà été inscrits au bilan de la compagnie, ce qui remettra en question son bilan à fin 2015.
Enfin, pour ce qui est des répercussions immédiates sur Gulfsands, dès l’annonce du refus, les actions de la compagnie ont chuté de 19%.
En commentaire à ces réactions, l’Onhym avoue exiger, en marge de la non-reconduction, une pénalité d’à peu près 7,5 millions de dollars ainsi qu’une garantie bancaire. Mais selon l’organisme, il "n’agit qu’en application des dispositions contractuelles".
Notons que ce n’est pas la 1e fois cette année que Gulfsands se voit refuser la demande de prolongation. Déjà en octobre, l’Onhym avait refusé de prolonger son contrat sur la région de Fès qui a expiré le 24 septembre dernier, ce qui se soldait par une perte de 5 millions de dollars de garantie bancaire pour la compagnie pétrolière.