Le Conseil national de l’Istiqlal du 21 novembre s’annonce mouvementé
La réunion de l’Istiqlal promet d’être houleuse: la question du départ de Chabat risque de provoquer des débordements.
Selon un membre du Conseil national préférant rester anonyme, la réunion du samedi 21 novembre donnera certainement lieu à des débordements verbaux voire même physiques.
"Les troupes soutenant le clan Chabat essayeront sans doute d’impressionner, en vociférant contre la majorité disciplinée qui est pour le départ du secrétaire général de l’Istiqlal."
Ce dernier pourra compter sur la jeunesse de l’Istiqlal et sur l’UGTM (bras syndical du parti) pour le soutenir contre vents et marées.
La majorité qui veut un changement de secrétaire général est trop disciplinée pour s’opposer efficacement à cette minorité de syndicalistes et de jeunes friands de coups de force et d’esclandres.
"J’espère qu’il n’y aura pas de désordre voire de violence mais je suis convaincu qu’il y aura des problèmes de coexistence des antagonistes. De plus, la participation annoncée des membres du courant contestataire Bila Hawada qui ont été exclus du conseil national par Chabat risque de jeter de l’huile sur le feu."
Un autre dirigeant de l’Istiqlal, requérant l’anonymat, déclare que la réunion du comité exécutif du jeudi 19 novembre s’est très mal passée, provoquant de graves dissensions entre le secrétaire général et les participants.
"Hamid Chabat a essayé d’imposer la remise en cause d’un des points qui seront discutés demain lors de la réunion du conseil national."
Pour rappel, les deux thèmes abordés porteront sur le bilan des dernières élections et sur la désignation des membres chargés de préparer le prochain congrès de l’Istiqlal.
Le second point a fait l'objet d'un bras-de-fer, car il implique que Chabat remette en jeu son mandat qui n’est pas fini, et qu’il y ait renouvellement des membres du Conseil national.
"Le secrétaire général a déclaré aux membres du conseil exécutif que le conseil national se limitera à évaluer le bilan des dernières élections."
"Il a poursuivi qu’ils avaient le choix entre annuler la convocation du congrès extraordinaire prévue en décembre ou de reporter celui-ci à avril 2016."
Selon notre interlocuteur, une partie des participants lui ont rétorqué que s’il n’accepte pas de remettre en cause son mandat, ce sont eux qui démissionneront du comité exécutif.
Faute de consensus, une nouvelle réunion de ce comité exécutif a été programmée pour ce vendredi après-midi.