Driss Khrouz présidera la commission du projet de Conseil national des langues
Une commission ad hoc entame, ce 11 novembre, les travaux d’élaboration du projet de loi organique relatif au "Conseil national des langues et de la culture marocaine".
La commission sera présidée par un homme de grande culture, Driss Khrouz, birecteur de la Bibliothèque nationale.
L’annonce a été faite par Mohamed Amine Sbihi, ministre de la Culture, qui répondait, mardi 10 novembre, aux questions orales (vidéo).
M. Sbihi a annoncé que la démarche participative adoptée pour l’élaboration de ce projet de loi a été approuvée par le Roi Mohammed VI.
L’article 5 de la Constitution est consacré aux langues. Il prévoit deux lois organiques, une pour l’officialisation de la langue amazighe et l’autre, instaurant le Conseil national des langues.
Article 5
L’arabe demeure la langue officielle de l’Etat. L’Etat œuvre à la protection et au développement de la langue arabe, ainsi qu’à la promotion de son utilisation. De même, l’amazigh constitue une langue officielle de l’Etat, en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception.
Une loi organique définit le processus de mise en œuvre du caractère officiel de cette langue, ainsi que les modalités de son intégration dans l’enseignement et aux domaines prioritaires de la vie publique, et ce afin de lui permettre de remplir à terme sa fonction de langue officielle.
L’Etat œuvre à la préservation du Hassani, en tant que partie intégrante de l’identité culturelle marocaine unie, ainsi qu’à la protection des expressions culturelles et des parlers pratiqués au Maroc. De même, il veille à la cohérence de la politique linguistique et culturelle nationale et à l’apprentissage et la maîtrise des langues étrangères les plus utilisées dans le monde, en tant qu’outils de communication, d’intégration et d’interaction avec la société du savoir, et d’ouverture sur les différentes cultures et sur les civilisations contemporaines.
Il est créé un Conseil national des langues et de la culture marocaine, chargé notamment de la protection et du développement des langues arabe et amazighe et des diverses expressions culturelles marocaines, qui constituent un patrimoine authentique et une source d’inspiration contemporaine. Il regroupe l’ensemble des institutions concernées par ces domaines. Une loi organique en détermine les attributions, la composition et les modalités de fonctionnement.