Levée de l’interdiction de circulation et maintien des accusations pour Maâti Monjib
L’avocat de Maâti Monjib a annoncé ce jeudi matin la levée de l’interdiction de sortie de territoire de l’historien par la justice.
Les poursuites de l’Etat sont toutefois maintenues contre l’ancien directeur du centre Ibn Rochd pour avoir "reçu des financements étrangers en vue d’ébranler la loyauté des citoyens envers les institutions constitutionnelles".
Le professeur a ainsi cessé sa grève de la faim qui durait depuis 23 jours et engageait son prognostic vital.
Ce revirement de la justice intervient le lendemain du prononcé de jugement du tribunal administratif de Rabat qui déboutait la requête en référé de M. Monjib contre l’Etat marocain pour voies de fait, constituées par la privation arbitraire du plaignant du droit de quitter le territoire. Le motif du rejet de la requête était que cette dernière était prématurée ("قبل الأوان").
Les mobilisations nationales et internationales ont eu raison de la décision d’interdire toute sortie du territoire. Dernière en date, la pétition signée par 6 personnalités politiques marocaines dont Abderrahman Youssoufi a fait mouche, après l’éditorial du New York Times et la pétition internationale d’intellectuels dont Noam Chomsky et Abdellah Hammoudi.
La première audience du procès Etat c. Maâti Monjib aura lieu le 18 novembre.