Neila Tazi candidate à la présidence de la Chambre des conseillers!
Enorme surprise: la CGEM présente son élue Neila Tazi comme candidate à la présidence de la Chambre des conseillers.
La CGEM envoie implicitement et gentiment un message extrêmement fort sur la question de la parité: l'organisation patronale présidée par une dame, Mme Miriem Bensalah-Chaqroun, présente comme candidate sa seule élue (sur 8 sièges de la CGEM).
Personne ne s'attendait à cette initiative de la CGEM: ni présenter une candidature, et encore moins une candidature féminine.
Auprès de la CGEM, on explique, à raison, que si le scrutin du collège "employeurs" avait été un scrutin national, il y aurait eu obligatoirement parité au sein des 8 élus de l'organisation.
Qu'à cela ne tienne, on présente Neila Tazi comme candidate.
L'idée est un coup de maître, car en plus du message parité, il s'agit d'un message de cohésion adressé aux élus CGEM. En effet, selon des sources politiques, ceux-ci sont soumis à une forte pression de la part de l'Istiqlal et du PAM, pour rejoindre leurs rangs.
Rejoindre un parti est un droit constitutionnel, certes. Mais la CGEM veut préserver d'abord l'intérêt de l'entreprise et rester en dehors des aléas de la politique.
Si les 8 élus CGEM à la Chambre des partis s'éparpillent entre plusieurs partis, ils pourraient être amenés à voter dans des sens contraires, en fonction des intérêts du parti. Ce serait grotesque, parce qu'ils ont été élus pour représenter un corps, les employeurs.
L'idée de constituer un groupe parlementaire à la Chambre des conseillers, est fortement envisagée si le nombre minimum requis passe à six conseillers, comme cela est envisagé par plusieurs partis.