“Liste des 26“: trois partis, trois réactions différentes
Après la publication de la liste des 26 personnes poursuivies pour présomption de corruption électorale et d’achat de voix, dont 10 élus à la Chambre des conseillers, trois partis mis en cause ont officiellement réagi. Chacun à sa manière.
-l’Istiqlal a accusé le ministère de l’Intérieur de poursuivre sa guerre contre ce parti. Le parti appelle au respect du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence et s’interroge sur le choix qui a été fait de publier la liste à la veille de l’ouverture de la session parlementaire.
Dans la liste, figurent 6 élus de l’Istiqlal ainsi que les noms des deux fils de Hamid Chabat, Nabil et Naoufal. Au total, sur les 26 noms publiés, 16 sont de l’Istiqlal.
-Le PAM annonce une enquête interne. Le PAM a également publié un communiqué annonçant l’ouverture d’une enquête interne au sujet des accusations portées contre les deux élus du PAM cités par la commission électorale et donc poursuivis pour corruption et achat de voix.
Le comité interne d’éthique statuera sur ces deux cas, en tenant compte des décisions définitives de la Justice lorsqu’il y en aura. Il réitère sa confiance dans l’indépendance de la Justice, mais rappelle aux ministères de l’Intérieur et de la Justice le nécessaire respect de la présomption d’innocence et du secret de l’instruction. Et conclut en s’étonnant du timing de la publication des 26 noms, à la veille de l’ouverture de la session parlementaire.
-Le PJD suspend les deux membres mis en cause. Le secrétariat général du PJD, réuni jeudi soir, a décidé de suspendre du parti, à titre préventif, Hamid Zatni (élu) et Youssef Benjelloun (candidat, non élu) jusqu’à ce que la Justice prononce une décision définitive. Elle charge également le comité d’éthique du parti de suivre le dossier et insiste sur la présomption d’innocence et le droit à un procès équitable.