L’impunité des violences faites aux migrants venus d’Afrique subsaharienne et de Syrie et la violation de leurs droits doivent cesser. Cet appel vient d’un ensemble d’acteurs de la société civile de défense des droits humains et de protection des migrants.
A.S.
Le 9 octobre 2015 à 15h50
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Modifié 9 octobre 2015 à
15h50
Parmi eux: le GADEM; l’AMDH; l’OMDH; l’association Al Khaima; le réseau Migreurop s'exprimant dans une déclaration conjointe en date du 7 octobre.
Ceux-ci constatent que depuis 10 ans, les violences policières parfois meurtrières ont été constantes. Une décennie s'est en effet écoulée depuis les évènements meurtriers aux frontières de Sebta et Melillia en octobre 2005 qui avaient fait une dizaine de morts parmi les migrants, face aux forces militaires espagnoles et à la police marocaine. Pour Les signataires de la déclaration, ces violences participent à "l’externalisation des politiques de gestion des migrants", renvoyant ainsi l’UE voisine à ses responsabilités.
C’est pourquoi ces organisations en appellent aux gouvernements concernés à faire respecter les conventions internationales et les règlements nationaux en matière de reconduite aux frontières. Elles rappellent le principe de non-refoulement et de non-expulsion aux frontières des personnes en quête de protection internationale. Elles dénoncent le fait que des femmes enceintes et des enfants, des personnes en possession de carte de séjour, ou pouvant prouver leur qualité de réfugié soient expulsées ou arrêtées.
Bloquer les migrants poussent ceux-ci vers les passeurs
Elles réclament que soit rendu effectif l’accès aux bureaux d’asile aux frontières de Ceuta et Melila pour les personnes en quête de protection, dénonçant le fait que les autorités marocaines bloquent le passage aux personnes d’origine subsaharienne et aux réfugiés syriens.
Elles appellent à faire cesser ce que la déclaration nomme l’instrumentalisation de la lutte contre la traite des êtres humains, pour mener des opérations de répression, à l’exemple de la rafle de Gourougou en février et d’Oujda en août. Ces opérations sont menées sans que soient pourtant mises en place des mesures de détection et de protection des potentielles victimes de traite.
Les observateurs associatifs constatent que de nombreux ressortissants syriens et palestiniens de Syrie sont bloqués à la frontière de Melila, certains étant arrêtés et poursuivis. Le blocage des frontières au niveau marocain met les migrants en proie aux trafiquants humains et pousse d’autres vers d’autres voies migratoires insécurisées comme la Libye.
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A.S.
Le 9 octobre 2015 à 15h50