Mohamed Sajid: “Je quitte la mairie de Casa le devoir accompli”
Le secrétaire général de l’Union constitutionnel s’est félicité des résultats de son parti aux élections locales et régionales. Il s’est aussi exprimé sur le bilan de son 2e mandat de maire de Casablanca.
Lors d'une conférence de presse de ce mardi 8 septembre, Mohamed Sajid a livré aux quelques journalistes présents son appréciation sur le score de l’UC aux scrutins communaux et régionaux et sur la prochaine équipe municipale.
«Nos résultats électoraux en hausse sont plus qu’honorables car nous sommes le seul des 4 partis d’opposition à avoir réalisé une vraie percée électorale avec 14% de sièges en plus par rapport aux élections de 2009. Je tiens à rappeler que je n’ai été désigné à la tête de l’UC qu’en avril dernier».
Malgré un taux de couverture de seulement 25% des circonscriptions du territoire nationale, ce parti a réussi à faire élire 1.489 candidats sur les 7.923 présentés en 2015 alors qu’il avait eu 1.300 élus en 2009.
«Nous avons réussi à avoir de nouveaux élus et même des majorités dans des communes (Rabat, Rif, Haouz … ) où le parti n’avait jamais été représenté régionalement ou localement dans le passé».
Reconnaissant que les élections ont pu souffrir de quelques bugs organisationnels, Mohamed Sajid ne remet cependant pas en cause les résultats finaux comme certains de ses alliés de l’opposition.
«Arrivé au bureau de vote de ma circonscription de Aïn Chock, j’ai moi-même souffert de dysfonctionnements car on a commencé à m’affirmer que je n’étais pas inscrit sur les listes. Cela n’a pas empêché ma liste d’être élue 2e avec 8.000 votants, ni entaché la régularité du scrutin».
Conscient du faible taux de participation, le nouveau patron de l’UC a poursuivi que la priorité de son mandat de secrétaire général serait de lutter contre «la désaffection» de l’opinion publique.
«Dès aujourd’hui, nous allons commencer un travail de persuasion pour préparer notre participation aux élections législatives de 2016 ainsi que notre score en termes de députés».
Le maire sortant a profité de l’occasion pour défendre son bilan à la tête de la ville de Casablanca.
«Entre 2003 et 2015, la capitale économique a connu une expansion extraordinaire car nous avons accompli de grandes choses en termes d’infrastructures. Même s’il reste de grandes choses à faire, notre conscience est tranquille car nous avons bien travaillé au service des administrés».
Selon lui, le prochain maire de Casablanca bénéficiera d’un programme de plusieurs projets chiffrés avec un calendrier et un budget disponible de 33 MMDH pour la période 2015-2020.
«Les nouveaux responsables auront en renfort l’aide des sociétés de développement locales (SDL). Ces outils d’exécution que nous avons créés leur permettront de concrétiser la vision royale d’un Casa moderne».
Interrogé en aparté par Médias24 sur le profil non gestionnaire voire polémique de son successeur, Mohamed Sajid a refusé de nous livrer un jugement ou un sentiment. L’ancien maire a consenti à déclarer du bout des lèvres que quand on dirige une municipalité, l’idéologie doit rester aux vestiaires.
«Nous avons mis dans le pipe un plan quinquennal avec un programme de développement clair. Je remettrai à mon successeur les clés d’une mairie apaisée et d’une ville ayant repris espoir. Le prochain maire à qui je souhaite bonne chance dispose d’un budget, d’un programme et d’outils pour mener à bien la mutation de Casablanca".