Affaire EMT (groupe Alliances): Abderrahim Lahjouji termine sa mission
L’ex président de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM) a proposé aux créanciers de la filiale du groupe Alliance d’abandonner 40% de leurs créances.
C’est ce jeudi 13 août que Abderrahim Lahjouji, l’ex président de la CGEM, désigné conciliateur dans l’affaire qui oppose le Groupe EMT (Groupe Alliances Développement) à ses créanciers, doit remettre son rapport au juge du tribunal de commerce de Casablanca.
Selon des sources sûres, Lahjouji a terminé sa mission et attend d’obtenir un rendez-vous avec le juge pour lui remettre ses conclusions. Depuis le 13 avril dernier, date de la désignation du conciliateur dans le cadre d’une procédure prévue par l’article 545 du code de commerce, Abderrahim Lahjouji a approché toutes les parties prenantes pour leur proposer un échéancier de remboursement de la dette des sociétés EMT (EMT Bâtiment, EMT Route et EMT Levage). Ce jeudi 13 août s’achève le délai, accordé par le tribunal et le juge, doit statuer sur les arrangements obtenus par le conciliateur.
Que propose Lahjouji ?
L’ex président de la CGEM a développé une offre unique et l’a proposée à tous les créanciers du groupe EMT. Abderrahim Lahjouji y demande l’abandon de 40% de chaque créance détenue sur la filiale du groupe Alliances Développement. Les 60% restant seront remboursés en deux tranches, les deux tiers immédiatement et l’autre tiers en 2016.
La proposition de réconciliation a été acceptée par la majorité des créanciers. Certains sont restés sceptiques et attendent que le juge statue sur cette offre de remboursement.
Notons qu’entre temps, le groupe EMT s’est déjà acquitté, en mai 2015, d’une créance de 19,7 millions de DH sur un total de dettes de 43 millions de DH, contactées auprès de la société Comptoir Métallurgique, filiale du groupe Holmarcom. La maison mère d’EMT a, en outre, conclu un accord de restructuration avec une banque de la place et dont la teneur n’est pas encore connue.
Le juge doit statuer au plus vite: légalement, et dès le 13 août, le délai maximum de quatre mois est terminé et chaque créancier peut demander la liquidation de ces sociétés qui se trouvent en situation de cessation de paiement.
C'est pour éviter cela que le président du groupe Alliances avait eu recours à cette procédure de protection judiciaire.
Le groupe lui même a bouclé son projet de restructuration et a obtenu plusieurs accords de banques créancières. Il lui reste un problème d'une chaude actualité: la question du renouvellement ou du remboursement des ORA (obligations remboursables en actions) pour un montant de 1 milliard de DH.