Près de 190.000 chèques rejetés au deuxième trimestre
Les banques marocaines ont rejeté, au deuxième trimestre 2015, 186.460 chèques et 183.250 lettres de changes normalisées. Le principal motif demeure l’insuffisance de provision.
Le groupement pour un système interbancaire marocain de télécompensation (GSIMT) a publié son rapport relatif au deuxième trimestre relatant l’évolution les échanges interbancaires scripturaux et des rejets de ces derniers.
Ainsi, les flux de paiement interbancaires se sont établis à 16,7 millions d’opérations, enregistrant une hausse de 5,6% par rapport au premier trimestre 2015 et à la même période de l’année précédente. Cette augmentation des flux est imputable essentiellement à l’accroissement du nombre des chèques et des virements respectivement de 6,25% et 8% par rapport au dernier trimestre, consécutivement à la reprise de l’activité économique et à la demande intérieure en pareille période de l’année.
Le chèque représente 60% des échanges interbancaires
La structure des échanges interbancaires par type d’instrument de paiement, au cours du 2ème trimestre 2015, fait ressortir une prépondérance des chèques, tant en nombre qu’en montant, avec respectivement des parts de 45% et 60%, suivis des virements avec 38% et 24%. La troisième position est occupée par la LCN en montant avec une part de 14% et par les ordres de virements en nombre avec 10%.
3 chèques sur 100 sont rejetés
Par ailleurs, le nombre global des rejets a totalisé 186.460 sur un volume de chèques reçus de 7.547.736. Ainsi, le taux de rejets des chèques, tout motif confondu, s’est établi à 2,47% au cours du 2ième trimestre 2015, en repli de 0,2 point par rapport au trimestre précédent.
S’agissant des retours des effets de commerce, 183.250 lettres de changes normalisées, ont été rejetées sur un nombre de 1 049 216. Ainsi, le taux d’impayés s’est établi à 17,47%, en repli de 2,53 points de pourcentage par rapport à la période écoulée.
L’insuffisance de provision demeure le motif principal
L’insuffisance de provision demeure le motif principal des rejets chèques et lettres de changes normalisées avec une part respectives de 1,3% et 15,7%.
Après ce motif, les chèques sont rejetés pour motif «endos irrégulier» avec une part de 0,32% et des deux motifs «signature non conforme» et «rejet technique» avec respectivement 0,28% et 0,19%. Les autres motifs totalisent 0,37% des impayés.
Pour leur part, les rejets des lettres de change normalisées pour motif «insuffisance de provision», sont évalués à 15,68%, en repli de 1,92 points par rapport au trimestre écoulé. Les autres motifs ne constituent que 1,8% du total des rejets de cet instrument de paiement.