Le PJD veut mobiliser la jeunesse autour de la (sa) politique
Dans une mise en scène bien maîtrisée, la Chabiba [Jeunesse] du PJD a ouvert à Marrakech sa 11e rencontre nationale, en invitant les leaders de la majorité et bien sûr Abdelilah Benkirane à discourir.
Après d’interminables discours marqués par les échanges d‘amabilités entre les quatre partis (MP, RNI, PPS et PJD), sans originalités ni relief particulier, et devant une assistance de quelques milliers de personnes réunies en plein air dans la ville ocre, Abdelilah Benkirane a prononcé un discours manifestement attendu. Cela se passait le dimanche 26 juillet en fin de journée.
Si on doit retenir quelque chose de ce discours, ce serait:
-la petite saillie ou voulue en tant que telle : “ Vous êtes jeunes, vous avez besoin d’emplois, d’études, d’une vie digne partout au Maroc. Quand je vous vois, nombreux et enthousiastes, je sens que la responsabilité est lourde. Mais je sais que c’est possible. WE CAN“ [en anglais].
-un peu de storytelling, exercice dans lequel il excelle: j’étais comme vous, jeune, j’étais un peu naïf, j’avais des rêves, je me suis retrouvé dans le mouvement islamique etc, politique, élections, sièges parlementaires, etc… avec cette conclusion d’intérêt général : il faut travailler, se mobiliser pour son pays, faites comme moi, j’ai travaillé tout le temps, je suis resté mobilisé en permanence“.
-les piques aux adversaires: “quand il y a eu le printemps arabe et le 20 février, ils se sont volatilisés, aucun n’a été capable de descendre dans la rue pour défendre ses convictions“.
-“La jeunesse doit s’approprier la politique, prendre son destin en main. L’indifférence du peuple tue la politique. Secouez-vous, soyez forts“.
-“Nous défendons la monarchie par conviction, pas par intérêt. Elle est l’un des piliers de l’État, de sa stabilité et de sa continuité“.