Le Maroc a une ardoise de 11 millions d’euros envers les hôpitaux français
Cumulée depuis quelques années, la dette du Maroc envers les hôpitaux français atteint les 11 millions d’euros en 2015. La France prend des mesures.
A partir de septembre 2015, toute personne étrangère (n’étant pas d’origine française et ne résidant pas en France) devra avancer les frais d’hospitalisation avant de se faire soigner dans l’Hexagone. Une décision sévère mais qui s'explique par le déficit actuel des hôpitaux français. Le 7 Juillet 2015, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris annonçait une ardoise colossale d’environ 120 millions d’euros.
Selon un article du Figaro datant de septembre 2012, l’Algérie était la première du classement des pays les plus redevables. Aujourd’hui la situation reste inchangée puisqu’on retrouve toujours en tête l’Algérie, avec ses 31 millions d’euros de dette, suivie par le Maroc et ses factures impayées s’élevant à 11 millions d'euros.
C’est dans le cadre d’une convention de sécurité sociale entre la France et un certain nombre de pays que cette dernière reçoit des patients nécessitant des soins spécifiques pour lesquels elle a le savoir-faire et les moyens techniques. La liste est longue, mais le Maroc fait partie des pays ayant cumulé les dettes les plus notables.
La convention n’est pas récente et la France n’a, pour le moment, jamais eu à réclamer ses paiements. Pourtant, les 120 millions de déficit en 2015 (contre 49 millions en 2014) que connait l’AP-HP pousse les responsables à agir en conséquence et à prendre des mesures drastiques vis-à-vis des débiteurs, la plupart ayant pour objectif d’éviter que les relations avec ces derniers ne s’enveniment dans les années à venir.