Nabil Benabdellah: “Nous visons à remporter deux grandes mairies“
Lors d’une conférence de presse de ce lundi 20 juillet, le secrétaire général du PPS a dévoilé son programme pour les prochaines échéances électorales en revenant sur les moyens mis en œuvre pour consolider l’assise locale et régionale de son parti.
L'écran de projection affichait en gros caractères le terme Al-Maâkoul (le sérieux) qui s'est imposé comme la devise du parti en période électorale.
Entouré de Houcine Louardi, d’Amine Sbihi ainsi que de l’ancien secrétaire général du PPS, Moulay Ismail Alaoui, Nabil Benabdellah a présenté les 44 propositions et engagements de son parti pour les élections régionales et locales qui démarreront à la rentrée.
L’essentiel de la rencontre avec la presse a d’ailleurs consisté à dérouler les nombreuses propositions du parti dans un exercice de séduction général.
Un programme ambitieux qui n’en demeure pas moins générique comme si l’essentiel était d’élargir le spectre électoral en n’oubliant personne alors que les enjeux de ces scrutins à venir nécessitent des propositions différentes pour chaque région et localité.
Très à l’aise comme à son habitude, Nabil Benabdellah n’a pas nié le fait que son programme pouvait paraître décalé au regard de ses propositions généralistes faisant fi des spécificités régionales.
Tout en assurant que cette opération de communication était «obligatoire» avant le lancement de la campagne électorale démarrant le 20 août prochain, il s’est engagé à présenter un programme propre à chaque région, qui spécifiera chaque pôle de développement retenu par son parti.
À la question de savoir combien de candidats le PPS comptait présenter aux futures élections, il a affirmé que leur nombre allait doubler par rapport aux derniers scrutins locaux et régionaux de 2009.
“Nous allons présenter 10.000 candidats, contre 5.000 par le passé. Nous ne pourrons pas couvrir toutes les circonscriptions, car pour cela, il faudrait mettre en ordre de bataille pas moins de 27.000 candidats“.
“Aucun parti marocain n’est en mesure de procéder à un tel maillage électoral, car il y a des communes rurales perchées à 4.000 mètres et difficilement accessibles. La plupart des grands partis arrivent à couvrir l’intégralité des circonscriptions électorales dans le monde urbain,mais pas toutes celles du monde rural. En 2009, le record de candidats présentés par un parti politique dans toutes les régions et localités du Maroc avait été de 15.000 candidats“.
Concernant les projections du parti de faire tomber une des 12 grandes mairies du Maroc dans son escarcelle, le patron du PPS se dit optimiste, tout en restant réservé.
«Même s’il est trop tôt pour vous dévoiler le nom de celles sur lesquelles nous avons des visées, sachez que sur les 12 grandes villes du pays, nous avons de grands espoirs d’en décrocher deux».
Pour arriver à ses fins, le PPS a conclu des accords de principe avec les partis de la majorité dans les douze régions du Maroc.
«Dans les grands pôles urbain, il n’y aura pas d’alliance contre-nature mais dans certaines localités rurales, nous prendrons compte des réalités qui se dégagent des urnes. Nous privilégierons la cohésion gouvernementale dans les grandes villes mais ailleurs, le jeu des alliances reste ouvert».