Driss Lachgar: comment je suis devenu vice-président de l’Internationale Socialiste
Driss Lachgar, premier secrétaire de l’USFP, a été élu le 7 juillet et à l’unanimité, vice-président de l’Internationale socialiste (IS).
Cette organisation prestigieuse n’est certes plus ce qu’elle était. Mais elle constitue un forum international qui jouit d’une certaine crédibilité et tente de rejouer un rôle dans le monde.
M. Lachgar a révélé à Al-Majalla24, version arabe de Médias24, que la proposition est venue du président de l’IS, qui l’a exprimée à deux reprises. Lorsque l’IS a décidé d’envoyer une mission exploratoire dans les provinces sahariennes, l’USFP a décidé de franchir le pas.
Être vice-président, c’est siéger au conseil de l’IS, l’organe de direction, une position privilégiée, donc.
La proposition du président de l’IS, explique M. Lachgar, était motivée notamment par le fait que la plupart des partis socialistes de la rive sud de la Méditerranée, se sont effondrés après les printemps arabes. Il cite à ce titre les cas tunisien, égyptien et jordanien. Selon lui, seul l’USFP a bien résisté au nouveau contexte dans la région.
Sur le Sahara, le premier secrétaire de l’USFP rappelle que l’IS avait des prises de position stéréotypées, en évoquant systématiquement, un “peuple sahraoui“ et en considérant l’affaire comme un problème de décolonisation.
Au cours de la mission exploratoire du mois de mai, les représentants de l’IS ont rencontré divers responsables et représentants des habitants des provinces sahariennes, parmi lesquels d’anciens fondateurs du polisario, des chioukh des tribus, l’Agence du sud, le CESE… De sorte qu’ils ont constaté de visu une réalité qui leur échappait.
Selon M. Lachgar, le nouveau rapport a connu un changement de ton. Il ne qualifie plus le Maroc de puissance occupante et insiste sur la recherche d’une solution politique. L’USFP a pesé sur l’élaboration de ce rapport et a refusé de voir la question discutée au sein du comité Afrique, au profit du comité Méditerranée.