Tariq Kabbage prépare le congrès constitutif d'Alternative Démocratique
Al Badil, l’Alternative démocratique, nouveau parti de gauche issu d’abord d’une scission de l’USFP, prépare son congrès constitutif.
La préparation est conduite par Tariq Kabbage, président du comité préparatoire. M. Kabbage, grande figure de la gauche et de l’USFP, a démissionné du parti pour pouvoir se consacrer à la création de la nouvelle formation. Il perdra donc son siège de député, comme le veut la loi.
Cette disposition légale qui consiste à priver un député de son siège s’il quitte le parti, visait à l’origine à combattre la transhumance entre partis. Dans le cas d’espèce, ce n’est pas une transhumance, mais la création d’une nouvelle formation politique.
En tout état de cause, plusieurs députés actuels de l’USFP attendront la fin de leur mandat de député pour rejoindre la nouvelle formation. Sur les 39 sièges détenus par l’USFP à la Chambre des représentants, plus de la moitié sont occupés par des sympathisants qui rejoindront le nouveau parti, ceux que l’on appelait le courant Zaïdi.
Après le décès tragique d'Ahmed Zaïdi, c’est Tariq Kabbage qui a repris le flambeau.
M. Kabbage, maire d’Agadir, défendra donc son mandat de président de la capitale du Souss, sous les couleurs d’un nouveau parti. L’homme est crédible, doté d’une popularité indéniable, crédité à la fois de capacités de gestion et d’intégrité. Nous ne serons pas un parti qui détiendra la vérité et nous montrerons qu'il n'est pas indispensable d'avoir un référentiel religieux pour être honnête, comme il a été démontré dans la pratique que ce référentiel n'est pas toujours un gage d'honnêteté, nous explique-t-il en susbtance.
Le congrès aura lieu “dès que possible, nous attendons l’autorisation du ministère de l’Intérieur“, nous explique M. Kabbage. En attendant, les réunions se succèdent, et parfois des rencontres avec des sympathisants, comme celle du 5 juillet à Marrakech.

“Le congrès constitutif sera suivi d’un congrès extraordinaire pour affiner la ligne du parti“, car L’Alternative veut engager un débat ouvert avec les “forces vives“. “Il n’y a pas une vérité, mais des vérités“, explique notre interlocuteur.
L’Alternative veut prendre le flambeau de la gauche, en gardant une position sociale forte, et s’inscrit dans la ligne de l’USFP de la belle époque, avec le même ancrage de valeurs.Si les ténors qui ont promis de le rejoindre, le font effectivement, l’Alternative est appelé à animer le paysage politique de l’après-2011. Beaucoup d’analystes pensent que le personnel politique aura considérablement changé d’ici quelques années.
Nota: Le parti propose aux sympathisants de remplir un formulaire de contact et de le renvoyer aux instances de préparation du congrès.