Agression de Fès: ce qu’en pense Hamid Chabat
Le Secrétaire général du parti Istiqlal voit dans la violente agression d’un homosexuel à Fès la longue main d’organisations qui veulent installer la fitna dans le pays.
Même chez nos hommes politiques, la théorie du complot a le vent en poupe. Invité mardi à l’émission Daif Al Aoula sur la première chaîne, le maire de Fès est revenu sur la campagne anti-bikini à Agadir, le cas du jeune homme brutalement agressé dans la nuit et 29 au 30 juin à Fès pour son homosexualité et celui des deux filles arrêtées à Inezgane et poursuivies en justice pour «atteinte aux bonnes mœurs» parce qu’elles portaient des jupes.
Pour le trublion istiqlalien, «le Maroc est en proie à des attaques de la part de certaines organisations internationales et nationales, qui cherchent malheureusement à créer une forme de fitna dans notre pays. Tout le monde doit respecter le mois de ramadan».
Après s’être lancé dans un dithyrambe enflammé sur son parti politique «fondé par les savants de l’université Al Quaraouiyine», Hamid Chabat n’a pas manqué de déplorer «la décadence de la société marocaine, la perte de ses valeurs, ses principes et ses repères».
Le patron du parti de la balance ne voit dans la recrudescence des actes de violence à laquelle nous assistons que la conséquence de «la nudité dans la télévision marocaine». Hamid fait allusion au concert de la chanteuse Jennifer Lopez diffusé sur la chaîne publique 2M.
Malgré plusieurs relances du présentateur pour savoir s’il condamnait l’agression sauvage de Fès, Hamid Chabat a préféré botter en touche: «Nous avons d’autres priorités: l’éducation, l’emploi, le logement et l’avenir sur pays».