Atelier de maintenance TGV: le compte à rebours a commencé
EXCLUSIF. Dans moins de trois mois, les équipes du consortium TGCC/ Jet Alu livreront l’atelier de maintenance du TGV marocain à Tanger.
Le chantier a démarré il y a 43 mois. Médias 24 a pu apprendre de bonne source que la première rame du TGV arrivera au port de Tanger ce lundi 29 juin.
À Moghogha, sur le site de 22 hectares qui s’apprête à accueillir les rames du TGV pour leur montage et ensuite leur entretien, on travaille 7 jours sur 7 en ce moment, «ainsi que parfois le soir», indique un ingénieur du site. À l’intérieur des ateliers visités par Médias 24, le bruit du métal règne; à l’extérieur, on pose trottoirs et revêtements.
Des ingénieurs et des techniciens marocains, français et belges encadrent les travaux sur le site.
La dernière ligne droite
Ce week-end, la première rame du tant attendu et parfois décrié TGV marocain naviguera quelque part le long de la côte portugaise. Le navire transportant la rame a quitté Bordeaux vendredi 26 juin et il est attendu ce lundi 29 juin à Tanger-Med. De là, un convoi exceptionnel par ses dimensions conduira la rame à Tanger.
Selon les termes du contrat signé entre l’ONCF et TGCC/Jet Alu, l’atelier de maintenance est dimensionné pour accueillir 30 rames de TGV.
12 seront livrées dans un premier temps par Alstom. Le bâtiment aura un coût de 560 MDH. À l’origine, le délai de réalisation était de 44 mois et celui-ci sera respecté... à deux mois près. Les photos ont été prises ce vendredi 26 juin par Médias 24.
Mais outre la construction du bâtiment en tant que tel, TGCC/Jet Alu doivent également installer des ponts capables de soulever des charges de plusieurs dizaines de tonnes. TGCC et Jet Alu livreront également une partie de l’outillage des ateliers.
Parallèlement à ce marché de l’atelier de maintenance, deux autres marchés et contrats ont été passés entre l’ONCF et la SNCF (France).
Le premier est un contrat de maintenance de 175 M d’euros (environ 2 MM DH) et d’une durée de 15 ans, consacré uniquement à l’entretien des rames. Ce contrat a un lien étroit avec l’Institut ferroviaire de Rabat, où 20 ingénieurs et techniciens de la SNCF assureront l’encadrement les premières années.
Un autre contrat de prestation, d’un montant de 90 M d’euros, a été signé entre l’ONCF et la SNCF en janvier 2015, pour des prestations de service.
En moins de 10 ans, le Maroc est devenu l’un des premiers marchés extérieurs de la SNCF et d’Alstom. Les deux groupes français disposent de bureaux à Casablanca et Rabat. Outre le développement ferroviaire, le tramway urbain présente également des opportunités.
Lancé en septembre 2011 à Tanger par le Roi Mohammed VI, le projet de la LGV marocaine faisait l’objet d’études maroco-françaises depuis 2009. Son coût est estimé à plus de 30 MMDH aujourd’hui.
À ce rythme, le TGV marocain entrera en service courant 2018, contre une prévision initiale fixée à décembre 2016.