Un partenariat pour sensibiliser les médecins et les infirmiers aux droits de l'Homme
La commission régionale des droits de l'Homme et l'Association des médecins résidents de Casablanca ouvrent un espace dédié aux droits de l'Hommes à la Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca.
La commission régionale des droits de l'Homme Casablanca-Settat s'apprête à signer une convention de partenariat avec l'association des médecins résidents du CHU Ibn Rochd de Casablanca. Ce partenariat porte sur la création d'un espace dédié à la sensibilisation des médecins et des infirmiers à l'adoption de l'approche droits de l'Homme dans l'exercice de leurs métiers.
Une rencontre entre les deux instances aura lieu le 12 juin. Elle exposera les grandes lignes de cette collaboration. Toutefois, de part et d'autre, les engagements de chacune des structures sont bien affichés.
Cette démarche s'inscrit dans le but de conscientiser la pratique de la médecine. "Les gens estiment souvent, à tort, que le médecin manque d'humanisme. Pourtant, dans la pratique, nombreux sont ceux qui organisent et participent à des caravanes humanitaires à titre bénévole" estime le Dr. Tarik El Moutawakkil, président de l'Association des médecins résidents du CHU Ibn Rochd, contacté par Médias 24. "Notre objectif principal est de sensibiliser les praticiens et les étudiants à la nécessité d'adopter l'approche humaine dans le traitement de l'ensemble des cas", ajoute la même source.
"Il s'agit concrètement de mettre en place une structure à l'intérieur de la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca chargée, entre autres, d'assurer des formations en droits humains à destinations du personnel soignant et des étudiants, selon les besoins", nous confie de son côté la communication de la CRDH Casablanca-Settat.
Par ailleurs, l'Association des médecins résidents s'engage à accompagner la commission régionale dans les projets visant le suivi de l'état de santé des populations incarcérées ou celles se trouvant en situation de précarité ou de vulnérabilité. "Nous espérons que ce partenariat poussera davantage les médecins à s'inscrire dans le travail bénévole", nous explique Dr. El Moutawakkil.
Selon le même interlocuteur: "l'association vise trois points essentiels. Il s'agit tout d'abord d'inciter davantage de médecins à s'inscrire dans l'action bénévole; d'encadrer le travail de manière à le dépolitiser, car souvent, les représentants au niveau des communes essayent de récupérer politiquement les efforts des médecins bénévoles, et enfin, rendre le travail bénévole plus effectif. Sur ce dernier point, l'expérience tend à prouver que les partenariats entre les institutions ont davantage de chance d'aboutir."
Enfin, il est à noter que ce partenariat sera le premier en son genre. Une possibilité de généralisation de cette expérience au sein des différentes représentations régionales n'est pas à exclure. C'est en tout cas le vœu exprimé par les deux parties signataires de la convention.