Remaniement : Khalid Berjaoui, l’académicien haraki
Sur les six membres du Mouvement populaire proposés par la direction du parti pour succéder à Ouzzine et El Guerrouj, Khalid Berjaoui n’était pas le plus connu pour son engagement politique au sein du MP. Mais son parcours académique a plaidé en sa faveur.
Khalid Berjaoui a été nommé ce mercredi par le Roi Mohammed VI nouveau ministre délégué auprès du ministre de l'Education nationale et de la formation professionnelle, succédant ainsi à Abdeladim El Guerrouj. Ce natif d’Errachidia, 48 ans, occupait le poste de doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales-Souissi.
Titulaire d’un doctorat d'Etat en Droit en juillet 2000, d’un certificat de l'Institut Suisse de Droit Comparé en 1999 et d’un certificat de l'Académie de Droit International de La Haye en 1997, il a occupé différents postes à l’université de Souissi: directeur du Centre d’études et recherches sur les professions judiciaires et juridiques, responsable du master spécialisé sur les professions judiciaires et juridiques, chef du département de droit privé à la faculté de droit, responsable de l’UFR sur les professions judiciaires et juridiques…
Conseiller juridique du ministre de l'Energie et des mines, Khalid Berjaoui est l'auteur d'une vingtaine de publications universitaires parmi lesquelles «la problématique de la Moudawana au Maroc: entre les féministes et les islamistes», ou encore «l'évolution de la situation de la femme au sein de la famille marocaine».
Fondateur et responsable d’une chaire de l’UNESCO sur «la femme et ses droits» domiciliée à la faculté de Rabat, il a notamment publié un ouvrage sur le rôle des organisations non gouvernementales dans la promotion de la femme rurale dans le Nord du Maroc.
Khalid Berjaoui est également très actif dans le milieu associatif: membre du bureau de l'Association marocaine d'appui et d'intégration des handicapés, membre du bureau de l'Association marocaine des études et recherches sur les migrations…
Mais si parcours académique parle largement en sa faveur, ce n’est pas le cas de son parcours militant au sein du Mouvement populaire, dont il n’était que membre du Conseil national.
Ce mercredi, le Roi Mohammed VI a également nommé Driss Merroun ministre de l'Urbanisme en remplacement de Mohand Laenser, lequel a été nommé ministre de la Jeunesse et des sports (poste qu'il assurait par intérim depuis de départ de Ouzzine), Jamila El Mossali ministre déléguée chargée de l’enseignement supérieur et Abdelaziz El Omari ministre chargé des Relations avec le parlement et la société civile.