Pour les patrons, le Maroc n’est pas un pays émergent
Pour y arriver, les chefs d’entreprise marocains estiment qu’il faudrait fournir plus d’effort en matière d’éducation, de formation, de développement industriel et de gouvernance et améliorer le système judiciaire.
Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de livrer les résultats d’un sondage réalisé auprès des chefs d’entreprise marocains au mois de mars et avril de cette année.
Premier enseignement : le Maroc, selon eux, n’est pas un pays émergent. 83% des responsables enquêtés ne le considèrent pas comme un pays émergent, alors que 74,5% le qualifient de pays en voie de développement. La question est donc clairement tranchée dans leur esprit.
Pour étayer leur affirmation, les auteurs du sondage ont interrogé les patrons afin de savoir pourquoi le Maroc n’était pas une nation émergente. Selon eux, la notion de pays émergent repose sur 5 piliers : un climat des affaires favorable (74,5%), une classe moyenne relativement importante (70,2%), une stabilité institutionnelle (66%), une croissance forte (60%) et un secteur privé dynamique (61,7%).
Pour arriver au statut de pays émergent, plus d’un chef d’entreprise marocain sur deux estime qu’il faudrait fournir plus d’effort en matière d’éducation et de formation (87,2%), de développement industriel (57,4%) et de gouvernance (55,3%) et améliorer le système judiciaire (70,2%). Viennent ensuite d’autre éléments qui devraient être travaillés tels que les ressources humaines, la recherche et développement, les infrastructures de base, la qualité de la production et le crédit.
Les patrons ne perdent toutefois pas espoir de voir le Maroc rejoindre un jour le club des émergents. Pour 38,3% d’entre eux, il faudra un délai de 10 ans pour y arriver, tandis que 19,1% pensent que 5 ans seront suffisants.