L’USFP demande la démission de Benkirane et des élections anticipées
La commission administrative de l’USFP considère que c’est la seule issue pour sauver le pays. Il est impossible selon elle d’attendre les élections prévues l’année prochaine.
Le duel continue. Entre l’Opposition d’un côté, menée par Lachgar, Chabat et dans une moindre mesure El Omari; et Benkirane.
Samedi 2 mai, la commission administrative de l’USFP a consacré l’essentiel de ses travaux et de ses conclusions, au "cas Benkirane".
Avec un talent certain de dramatisation, le principal orateur Driss Lachgar, premier secrétaire du parti, a décrit le comportement du chef de la Majorité, le comparant à un certain moment àMorsi et à Kaddafi, lorsque le chef du gouvernement a levé les deux bras au parlement, à la manière d’un boxeur qui vient de gagner un pugilat.
Le président de la commission administrative et numéro 2 de l’USFP, Habib El Malki, a accusé “le gouvernement et son chef de mettre en œuvre un projet visant à vider les institutions de leur substance et à œuvrer à ce que l’action politique devienne farfelue et absurde“ [Source : Libération du lundi 4 mai].
La situation est grave, prévient-il, “le gouvernement est devenu un danger réel pour la stabilité du pays et ses équilibres sociaux. Il nous mène vers l’inconnu“, brossant selon le compte rendu de la réunion, “un tableau noir de la situation politique et sociale au Maroc“. Bigre!
“Comment sauver le pays qui frôle l’abîme?“, s’interroge le compte rendu.
Devant ce gouvernement incapable de gérer le pays et qui se comporte d’une manière anti-démocratique, “la seule issue est le départ de Benkirane et de son gouvernement ainsi que l’organisation d’élections anticipées“. Telle sera l’option unanimement votée par la Commission administrative nationale et les membres du conseil national.