Elections locales. Le PJD ne raflera pas la première place, selon Benkirane
Samedi 18 avril, la commission nationale du PJD s'est réunie pour parler des élections communales et régionales. Abdelilah Benkirane y a exposé les grandes lignes de la stratégie électorale du parti.
Selon Benkirane, "notre finalité, c'est de réussir les réformes, non pas remporter les élections". L'information a été rapportée par Akhbar Al Yaoum, qui a couvert les travaux de la commission. Ne laissant aucune place à l'équivoque, le chef du gouvernement a, ainsi, expliqué que son parti "ne raflera probablement pas la première place lors des prochaines élections, vu l'absence des ressources humaines nécessaires pour couvrir la totalité des circonscriptions".
Ceci, "malgré le grand nombre d'adhésions, notamment d'élus d'autres partis politiques, qui ont été attirés par le programme du PJD". La raison derrière cela est que "nous ne pouvons pas accepter la candidature de qui que ce soit", toujours selon le chef du gouvernement.
Le PJD paie-t-il le prix de sa rigueur ?
La procédure de filtrage des potentiels candidats au sein du PJD est réputée l'une des plus sévères. Le parti serait-il victime de son mécanisme de sélection ?
"Il y a deux procédures distinctes. La première concerne les localités où le PJD est bien implanté et structuré. Les membres des secrétariats locaux choisissent donc des candidats, au sein où à l'extérieur du parti. Pour les localités où le PJD n'est pas très présent, la procédure est très simplifiée: le secrétaire provincial sélectionne 4 ou 5 personnes qui travailleront avec lui, et établiront une liste. Cette procédure concerne surtout le monde rural", a expliqué Abdelhak El Arabi, le président de la commission des élections au sein du PJD, à Médias24.
Pour lui, le fait que le PJD ne puisse pas à couvrir la totalité des circonscriptions "n'est pas un choix, mais une réalité. Nous ne sommes pas très présents dans le monde rural, et le capital du parti, c'est sa crédibilité. Nous ne pouvons donc pas acheter les faveurs de notables locaux, comme le font d'autres partis".
Les structures parallèles du parti sont en bonne santé, selon les dirigeants
Akhbar Al Yaoum rapporte, également, que les "rapports présentés par les responsables des instances parallèles et sectorielles confirment la bonne santé du parti". Une information corroborée par Abdelhak El Arabi, qui a déclaré au site du PJD que "les structures du parti remplissent correctement leur tâche. Il y a une grande vitalité au sein du PJD."