Sahara. Le Conseil de sécurité votera le 28 avril
Le Conseil de sécurité mènera des consultations au sujet de la question du Sahara marocain et du sort de la mission onusienne Minurso, le mercredi prochain 22 avril.
Un vote a été programmé pour le mardi 28 avril, avant l’expiration du mandat de la mission, qui prend fin le 30 avril.
Le 10 avril, le secrétaire général Ban Ki-Moon a présenté son rapport annuel sur la question. Ce rapport vient d’être mis en ligne en langue française et en langue arabe.
Ce rapport présente trois importantes ruptures par rapport au passé :
- comme il s’y était engagé en janvier dernier au cours de sa conversation téléphonique avec le Roi Mohammed VI, Ban Ki-Moon s’est efforcé de rester factuel et c’est visible dans le texte du rapport.
- il s’abstient de faire référence à un élargissement de la mission de la Minurso à l’observation des droits de l’Homme.
- il demande un recensement des populations de Tindouf.
Après avoir longuement décrit les événements, rencontres et discussions qui se sont déroulés depuis le mois de mai 2014, le secrétaire général des Nations Unies se "félicite des mesures positives" prises par le Maroc pour la protection des droits de l’Homme pendant la période concernée. Il demande "aux parties de poursuivre et approfondir leur coopération avec les mécanismes des Nations unies relatifs aux droits de l’Homme et le Haut-commissariat aux droits de l’Homme, notamment en facilitant les missions de ce dernier au Sahara occidental et dans les camps de réfugiés près de Tindouf, et en accordant un accès sans entrave à toutes les parties concernées“. Il estime que ces mécanismes et ces missions "devraient contribuer à une compréhension indépendante et impartiale de la situation des droits de l’Homme au Sahara occidental et dans les camps, dans l’optique d’assurer la protection de tous, et à une mise en œuvre intégrale et durable des normes internationales relatives aux droits de l’homme par les parties".
Tout au long de son rapport, il évoque la recherche d’une "solution politique mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental". Cette formulation est bien celle des précédentes résolutions du Conseil de sécurité et seul le plan marocain d’autonomie dans le cadre d’une régionalisation avancée, semble pouvoir garantir cela.