Santé: les Marocains ont de plus en en plus recours au privé
Euromonitor publie un rapport sur les revenus et les dépenses des Marocains et dévoile ses prévisions d'ici 2030. Les dépenses de santé sont en hausse.
Entre autres conclusions, les dépenses non-discrétionnaires (achats de biens de première nécessité), notamment la nourriture et les boissons non-alcoolisées, représentent aujourd’hui près de la moitié des dépenses de consommation des Marocains. D’ici 2030, ces dépenses devraient baisser en faveur des dépenses discrétionnaires (dépenses liées à des activités de loisir).
Autre conclusion notable : l’insatisfaction des Marocains à l’égard du système de santé public les pousse à recourir de plus en plus au secteur privé. Dans le détail, les dépenses de santé ont affiché la hausse la plus forte sur la période 2008-2013, soit un saut de 98,3%.
C’est aussi le cas dans le secteur de l’éducation. « Les principales villes du Maroc disposent d’écoles privées coûteuses (…) et répondent aux demandes d’une clientèle de familles locales expatriées et riches», commentent les auteurs du rapport.
Les dépenses de restauration et d’hôtellerie sont aussi en hausse, selon Euromonitor, qui souligne que« les individus riches profitent régulièrement des restaurants et des vacances passées au Maroc dans les stations touristiques de luxe ».
En revanche, les dépenses de consommation des biens et services divers ont été freinées par les faibles dépenses de bijoux, d’argenterie, d’horlogerie, et d’articles de voyage. Les dépenses de consommation dans les secteurs du textile et des chaussures ont connu une hausse de 4,3% entre 2008 et 2013.
Dans le jeu des prévisions, Euromonitor estime que d’ici 2030, les dépenses dans l’hôtellerie et la restauration seront les plus importantes parmi les dépenses discrétionnaires. « L’industrie de la restauration nationale est en plein développement vu que les jeunes marocains cherchent à imiter leurs homologues européens à travers l’exploration gastronomique, avec les restaurants de sushis et les bars à salade parmi les dernières manies culinaires», notent les auteurs.