Les dessous du report de l'élection du SG de l'UC
Le cinquième congrès ordinaire de l'Union constitutionnelle, tenu du 27 au 29 mars, s'est déroulé dans un climat tendu. L'élection du secrétaire-général du parti a été reportée.
L'actuel secrétaire général de l'UC, Mohamed Abied, se dirige vers un verrouillage des instances du parti.
"Il a été proposé, lors du congrès, d'amender les statuts du parti, pour permettre plus de contrôle du bureau politique sur les militants et les organisations parallèles", explique ce militant de l'UC.
Parmi les amendements proposés, figure l'un permettant au bureau politique de dissoudre, au besoin, les organisations parallèles qui ne suivent pas la ligne idéologique du parti.
"C'est une attaque frontale contre la chabiba dirigée par Anouar Zyne, qui, partant d'un principe d'ouverture à l'autre, invite des personnes bien éloignées de l'idéologie de l'UC à ses événements", estime notre interlocuteur. Une information corroborée par Anouar Zyne, le secrétaire général de l'Organisation de la jeunesse constitutionnelle (OJC), qui nous a déclaré que "la jeunesse a poussé les limites jusqu'au bout pendant ces deux dernières années. Nous avons relevé le défi de nous ouvrir aux autres, et d'intervenir sur des sujets de société".
L'amendement n'a pas été au goût des militants de l'UC, qui se sont soulevés contre le bureau politique lors du congrès.
L'élection du nouveau secrétaire général de l'Union constitutionnelle a, elle, été reportée.
Vu les dispositions de la loi régissant les partis, l'UC dispose d'un mois pour tenir une assemblée élective.
Questionné sur ce report, notre interlocuteur estime que "Mohamed Abied temporise car il souhaite s'assurer du soutien d'une plus large frange d'UCistes. Il avait, lors du congrès, proposé un amendement pour que le vote du SG soit un vote par liste, mais cette résolution a été refusée, comme la première".