Le marché de l’assurance au Maroc représente 28,4 MMDH en 2014
Les primes sont en progression de 6,3% et le taux de pénétration progresse légèrement pour s’établir à 3,14%.
Le marché des assurances a réalisé une progression de ses ventes en 2014, avec un montant des primes émises nettes d’annulations de 28,4 MMDH, en hausse de +6,3% par rapport à l’exercice précédent.
L’information a été donnée par la Direction des assurances et de la prévoyance santé relevant du ministère de l’Economie et des Finances dans une fiche au sujet des émissions du secteur de l’assurance au Maroc au titre de l’exercice 2014.
Le taux de pénétration du secteur (part des primes dans le PIB) a atteint 3,14% contre 3,09% en 2013.
+9,3% pour la branche vie et capitalisation
La branche « vie et capitalisation », dominée par les assurances dédiées à l’épargne, a dynamisé les ventes avec une croissance importante de 9,3% en 2014 et réalisant 9,4 MMDH.
Les émissions des assurances en cas de décès ont progressé moins rapidement (+5,1%) que la moyenne de la branche vie et capitalisation, réduisant leur part du total de la branche.
La branche non-vie domine le marché
La branche non-vie a progressé de 4,9% affichant un volume des émissions émises de 19 MMDH en 2014.
La branche a été tirée par les assurances obligatoires, notamment l’automobile (+6,3%). Les assurances contre les accidents du travail ont moins progressé (+3,4%) et les assurances contre l’incendie ont même régressé (-7,7%).
La réglementation évolue dans le sens d’un développement du secteur
Pour 2015, des projets et avant-projets de loi sur l’assurance devraient contribuer à augmenter le taux de pénétration.
Le projet d’amendement du livre IV du code de l’assurance prévoit de rendre obligatoire un certain nombre d’assurances - l’assurance responsabilité civile décennale pour le maître d’ouvrage, l’assurance tout risque chantier- et pose un cadre réglementaire pour l’introduction de l’assurance takaful.
Par ailleurs, un avant-projet de loi destiné à rendre obligatoire l’extension de garantie aux risques catastrophiques sera prochainement présenté aux parlementaires.