Elections: un amendement constitutionnel n'est pas nécessaire
Tandis que la commission de l'intérieur à la chambre des représentants examine le projet de loi 111.14 sur la région, le ministère de l'Intérieur organise des rencontres avec les partis politiques, au sujet des prochaines élections. Plusieurs amendements des lois existantes en vue.
Les nouvelles lois et décrets qui encadreront les prochaines élections l'exigent: la loi organique sur la chambre des conseillers devra être amendée.
En premier lieu, pour accompagner le nouveau découpage territorial, qui instaure 12 régions au lieu des 16 représentées actuellement au sein de la chambre des conseillers, mais aussi "pour préciser le nombre de sièges réservés à chaque chambre professionnelle. L'actuelle loi accorde 20 siège aux différentes chambres professionnelles, sans préciser les quotas des chambres", explique Abdelhak El Arabi, président de la commission des élections au PJD.
Ce dernier récuse toute éventualité de voir la Constitution amendée, comme l'ont rapporté plusieurs médias, afin d'augmenter le nombre de sièges réservés aux différentes parties composant la chambre des conseillers.
La loi organique relative aux partis politiques a, elle aussi, été au menu. "Elle place plusieurs obstacles devant les partis souhaitant former des coalitions électorales. Nous suggérons qu'elle soit amendée afin d'assouplir la démarche", précise Abdelhak El Arabi.
La dernière rencontre entre les partis politiques et l'Intérieur remonte au vendredi dernier. Durant cette rencontre, "nous avons aussi discuté des élections des chambres professionnelles", dont la date n'a pas encore été fixée.