Theo Francken, ministre xénophobe belge, au Maroc pour “faire pression sur Rabat”
Le secrétaire d’Etat à l’immigration belge, Theo Francken, ainsi que son collègue ministre de l’Intérieur seront en visite à Rabat pour faire pression sur le Royaume sur les questions de réadmission des migrants en situation irrégulière.
Theo Francken, le secrétaire d’Etat belge chargé de l’immigration qui prévoyait de se déplacer au Maroc depuis un mois, sera cette semaine à Rabat en compagnie de son collègue ministre de l’Intérieur, Jan Jambon.
L’objet de la visite des deux membres du gouvernement belge à Rabat a été dévoilé ce mercredi matin dans une radio belge. Il y est question de faire pression sur le Maroc au sujet de l’immigration.
Lors de cette interview radiophonique, reprise par le journal belge De Standaard, Theo Francken a déclaré que les “criminels illégaux en Belgique devront se préparer à quitter le pays”, et que plusieurs pays ont accepté de jouer le jeu des conventions de réadmission des personnes refoulées, sauf le Maroc qui continue d’afficher une certaine résistance.
“L’Europe a passé dix années à négocier les accords de réadmission, mais il n’y a eu jusque-là aucune percée” a-t-il déclaré, rapporte De Standaard.
Francken a également affirmé qu’il jouera toutes les cartes diplomatiques afin de parvenir à un accord de réadmission avec le Maroc. Pour cela, il dit proposer, avec son collègue de l’Intérieur, une coopération contre l’extrémisme et la radicalisation avec le Maroc.
Contacté par Médias 24, un responsable du ministère de l’Intérieur a confirmé la visite des deux membres du gouvernement belge et qu’une rencontre avec des représentants de l’Exécutif marocain aura lieu ce jeudi 26 mars.
Un ministre ouvertement xénophobe
En Belgique, Theo Francken s’est fait connaître auprès des diasporas par ces déclarations ouvertement xénophobes, ciblant les immigrés, notamment d’origine marocaine, algérienne et congolaise.
En commentant un article de The Economist sur sa page Facebook,il avait déclaré “Je peux me figurer la valeur ajoutée des diasporas juive, chinoise et indienne mais moins celle des diasporas marocaine, congolaise ou algérienne", suscitant l’indignation des communautés concernées, et une condamnation unanime des partis politiques.
Il reste soutenu par le patron de son parti (Nieuw-Vlaamse Alliantie- Nouvelle alliance flamande), Bart De Weverqui lui aussi a défrayé la chronique, en déclarant que le racisme était une notion relative, “trop souvent invoquée comme excuse pour un échec personnel”surtout auprès de certains groupes de population, comme la communauté marocaine, rapporte le journal Le Vif, et de poursuivre "surtout les Berbères. Ce sont des communautés fermées, avec une défiance envers les autorités", a-t-il expliqué.