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Les médicaments, 2e cause d’intoxication au Maroc

Avec 3.194 cas en 2014, les intoxications médicamenteuses sont en hausse de 25% par rapport à 2013.

Les médicaments, 2e cause d’intoxication au Maroc
H.M.
Le 18 mars 2015 à 13h55 | Modifié 18 mars 2015 à 13h55

Les chiffres révélés par la revue trimestrielle Toxicologie Maroc sont alarmants. Dans son dernier numéro consacré à l’activité toxico-vigilance pour l’année 2014, la revue éditée par le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) nous apprend que cet organisme public sous la tutelle du ministère de la Santé a recensé 13.338 cas d’intoxications en 2014, ce qui représente une augmentation de 25% par rapport à une année auparavant.

Avec 23.228 cas recensés, les piqûres et envenimations de scorpion sont toujours la première cause d’intoxication. Les cas hospitalisés ont représenté 6% tandis que 50% des cas n’ont nécessité aucun traitement. En revanche, le nombre de décès déclarés a connu une baisse importante, passant de 65 en 2013 à 32 en 2014, soit une diminution de 50,8%.

Le nombre de décès divisé par 2

« Ceci est dû à l’assimilation d’année en année de la problématique grâce la stratégie nationale de lutte contre les piqûres et envenimations de scorpion et grâce aux efforts fournis par le personnel de santé, soutenus par les professionnels de santé des régions à risque », soulignent les auteurs.

Avec 3.194 cas recensés, les médicaments sont le deuxième facteur d’intoxication au Maroc. La région la plus représentée est celle de Rabat-Salé-Zemmour-Zaer (26,3%) loin devant celle du Grand Casablanca (15,02%), Marrakech-Tensift-Al Haouz (9,3 %) et Meknès-Tafilalt (8,3 %).

La famille médicamenteuse la plus incriminée était celle du système nerveux (44,5%), suivie par les médicaments du système génito-urinaire (10,5%) et du système respiratoire (9,2%).

Les psychotropes sont le plus souvent en cause

« Ce classement pourrait être expliqué par la fréquence de prescription de certaines familles médicamenteuses, notamment les psychotropes », estiment les auteurs. La tranche d’âge la plus représentée est celle de l’adulte (39,3%) suivie de celle du bébé marcheur (29,7%).

Ces intoxications sont survenues particulièrement en milieu urbain (92%) et surtout à domicile (97 ,5%). La circonstance accidentelle représentait 52,7% des cas et la circonstance suicidaire 33% des cas. L’intoxication était sans gravité dans 42,6 % des cas, modérée dans 32,5% des cas, mineure dans 21,9 % des cas et sévère dans 2,74% des cas. Le taux de létalité était de 0,36 % (9 décès).

Les médicaments incriminés dans les décès étaient le citalopram (un cas), la colchicine (deux cas), le phénobarbital (un cas) et des médicaments non précisés dans le reste des cas.

Pour les auteurs, « le manque d’éducation du patient et de son entourage peut expliquer ce taux important ».

Des chiffres à nuancer

Les cas d’intoxications médicamenteuses au Maroc demeurent relativement faibles comparés à d’autres pays. En 2013, les centres antipoison ont collecté 460.850 cas aux Etats Unis, 151.000 en France, 5.312 en Algérie.

« Pouvons-nous nous réjouir de ces chiffres en nous félicitant que les Marocains s’intoxiquent moins aux médicaments ou devons-nous nous inquiéter de la faiblesse de nos statistiques et de la faible implication des professionnels de santé et des citoyens à déclarer les cas d’intoxications au CAPM ? » s'interroge le Pr Rachida Soulaymani-Bencheikh, directrice de publication.

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H.M.
Le 18 mars 2015 à 13h55

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